Eliot Volturi Mangemort


Age : 18 Inscrit le : 01 Jan 2008 Messages : 5
 | Sujet: Eliot Volturi (Mangemort) Mar 1 Jan - 21:52:36 | |
| Nom : Volturi Prénom : Eliot Age de votre personnage : 32 ans
Age du posteur (en HJ) : 17 ans Comment avez vous connu le forum? : Par un annuaire x ou y
Un soir d’hiver parmi tant d’autre. Un vent glacial faisait gémir les gonds des fenêtres du manoir Volturi, tandis que le jeune Mangemort était attablé derrière un immense bureau de chêne, éclairé par la simple lumière de quelques bougies dont la flamme vacillait dangereusement, prise sous le joug des courants d’air. Une plume noire aux reflets sanglants s’agitaient entre ses deux doigts longs et fins tandis qu’il griffonnait une lettre sur un bout de papier, les traits de son visage marmoréen très légèrement étirés par une concentration partielle. Rien ne semblait bouger autour de cet être si étrange, vêtu d’un éternel kimono bien trop léger pour la saison, et bien que le vent agitait l’extérieur du manoir avec violence, il régnait dans la pièce ou se trouvait Eliot un calme et un silence de mort.
Au bout de quelques minutes, l’immense plume s’immobilisa, et l’homme prit la lettre entre ses doigts de pianistes, la mit dans une enveloppe, qu’il ferma à l’aide d’un peu de cire et du blason qui ornait sa bague, et se leva finalement de sa gigantesque table. Un domestique vint immédiatement chercher la lettre et la prit pour la faire partir dans les plus brefs délais, une angoisse fébrile se lisant sur les traits de son visage à l’idée que son maître puisse trouver quelque chose à redire de son service. Mais Eliot n’eut aucun mouvement qui pouvait témoigner d’une quelconque menace, et se contenta de se déplacer d’un pas aérien et lent vers une immense armoire en acajou. Il sortit deux verres et un bouteille d’un bourbon presque centenaire, absolument divin, qu’il posa sur le bureau, avant d’aller s’installer calmement dans un fauteuil près du feu, un sourire pâle et inquiétant étirant les lèvres trop fines de son visage trop parfait. Ce soir allait être le plus beau soir de toute son existence. Ce soir, il allait pouvoir revoir son cher et tendre maître. Il se serait fouetté à mort de ne pas avoir assisté à la renaissance du seul Dieu qu’il ait jamais eu, mais malheureusement, il n’avait pas pu. Il avait été invité par le ministère de la magie pour suivre le Tournoi des Trois Sorciers le soir ou Lord Voldemort avait enfin regagner la surface d’une terre qui n’attendait que lui, et tandis que tous ces mangemorts indignes se prosternaient à ses pieds et expiaient leurs fautes par des courbettes aussi inutiles que répugnantes, lui, le plus fidèle de tous ses fidèles, avait été obligé de tenir compagnie à cet imbécile de Ministre, bouillonnant de rage à la simple idée de n’avoir pas pu assister au retour de son bien aimé maître. Mais ça n’avait plus d’importance à présent. Il allait pouvoir enfin se rendre au domaine du Seigneur des Ténèbres, saluer son retour avec la dignité qui s’impose par ce grand cru. Eliot avait toujours aimé les Grands Alcool. Et il avait toujours désiré partager cet amour avec Lord Voldemort. Il se souviendrait toujours de son premier contact avec l’homme.
Il avait seize ans à l'époque. En y regardant d eplus près, n'importe qui connaissant son histoire et celle de Lord Voldemort était en droit de se demander s'il n'avait pas été pendant toute son enfance une véritable reproduction de la vie du Seigneur des Ténèbres. A cette différence près que son père n'était pas un moldu, mais un mangemort. Un mangemort absent parce que retenu en Egypte, dans l'ombre duquel Eliot n'avait cessé de vivre que très tard. Son père, c'était la gloire de toute sa famille. Sois comme lui, sers le Seigneur des Ténèbres fidèlement, il faut que tu suives ses traces. Et il l'avait fait. Très bien même. A 11 ans, il entrait à Serpentard, à 12, il terrorisait déjà les nouveaux venus, et à 15, il était devenu l'élève le plus brillant, le plus méprisant et le plus élitiste de toute sa promotion. Il ne se posait alors aucune question, c'était dans l'ordre des choses. Et puis, ça ne lui déplaisait pas. Les sorciers, c'était l'élite, le sang pur, le reste n'était que de la sous race. Ce raisonnement était tellement simple. Il vivait à travers les pensées de ses géniteurs, respirait leur souffle et s'abreuvait de leur venin un peu plus chaque jour, pourrissant de l'intérieur avec un panache et une élégance digne des Rois d'Angleterre. En réalité, il était voué à servir le Seigneur des Ténèbres avant même de naître. Mais avant le jour de ses seize ans, il n’avait suivi cette vocation que par pur respect pour sa mère, bien qu’il ait haï son père durant toute son enfance de n’avoir pas été là. Une haine faible qu'il méprisait désormais, mais ce n'était qu'une erreur d'enfance. Tout enfant avait besoin de son père. De son modèle, d'un homme à admirer. Lui n'admirait que les exploits et les photos dont sa mère le gavait chaque jour un peu plus. Pas même une lettre. A croire que l'homme avait honte d'avoir mis un fils au monde. Le jour de ses seize ans donc. Quand il rencontra Lord Voldemort. Quand on lui imposa cette marque. Eliot n’avait jamais été comme les petits garçons de son âge. Il s eplaisait à torturer les petits animaux quand il était enfant, et par la suite, alors qu’il avait découvert les plaisirs charnels et le charme révoltant des femmes, il avait nombre de fois savouré leur corps et leur sang sans jamais savoir qu’un amour autrement plus profond l’attendait. L’amour de Lord Voldemort. Bien sûr, il ne l’avait jamais aimé comme l’on peut aimer sa femme ou son frère, ni même son père. Peut être aurait il pu faire de ce Dieu un père de remplacement pour l’idiot qui lui servait de créateur. Mais non. Depuis la seconde ou son regard avait croisé les iris flamboyants de son serpent de maître, un amour bien plus profond, bien plus noir et intense s’était insufflé en lui, comme un nouveau souffle balayant le venin inutile et stupide de son éducation. Il avait souhaité depuis cet instant servir son maître au mieux, et il l’avait fait.
Devenu à 17 ans l’un des plus grands alchimistes de sa génération, un génie, un miracle de ce que le genre humain est capable de produire il témoigna un peu plus chaque jour de son amour inconditionnel et versatile par des actes entièrement voués à servir son maître. Malheureusement, il n'eut que peu de temps pour lui prouver son aveugle servitude. Un an plus tard, l'unique raison de sa misérable existence disparaissait. Et le jour ou ce misérable microbe d’Harry Potter raya Lord Voldemort de la surface de la Terre, il crut devenir fou de douleur. Ce fut ce qui le sauva de la prison en réalité. Il sombra dans une dépression folle et angoissée qui le conduisit droit à l’hôpital Sainte Mangouste, et il ne ressortit que deux ans plus tard, lavé de tout soupçon. Si il avait pu, il se serait lui même livré aux autorités. Il aurait clamé son amour du Seigneur des Ténèbres. Mais il n’était d’aucune utilité à son Dieu si il séjournait à Azkaban.
Il voyagea beaucoup, cherchant des indices, des traces de son cher et tendre, balayant les contrées d’Afrique et d’Asie, se nourrissant de rituels vaudous, apprenant l’art de la torture et de la manipulation, découvrant des breuvages tous plus ignobles les uns que les autres. Mais rien ne pouvait ramener Lord Voldemort. Il crut à nouveau sombrer dans la folie quand une piste le mena à la pierre philosophale. Il ne joua qu’un rôle minuscule dans l’utilisation de la pierre, mais cette découverte lui apprit que son maître était toujours là, et il se punit de nouveau d’avoir mis 11 ans à s’en rendre compte. Il aurait dû le sentir. Il aurait dû savoir au plus profond de lui même que Lord Voldemort ne pouvait pas entièrement mourir. Il reprit ses activités de plus belle, et se fit un nom auprès des plus grands sorciers. Pas par désir de gloire, mais parce qu’il voulait pouvoir servir son maître au mieux quand il reviendrait, et il savait qu’il était sur le point de revenir. Il se créa un nom au sein de la société, forgea ses relations, noua des liens avec des personnalités telles que le ministre de la magie, même si Dumbledore lui même ne lui accordait bien sûr aucune confiance et l’empêcha maintes fois de serrer ses doigts autour du coup d’Harry Potter. Et voilà que Lord Voldemort était revenu. Enfin. Et Eliot n’avait même pas pu assister au retour de cet homme qui avait été toute sa vie. Tant pis, il se rattraperait. Maintenant, plus rien ne comptait, mise à part le service total et aveugle de son Dieu. _________________
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