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Cottage de Grim Wolkoff

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Grim Wolkoff
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MessageSujet: Cottage de Grim Wolkoff   Lun 17 Nov - 10:31:23

[Évidemment les seuls à pouvoir y pénétrer sont ceux à qui Grim à révélé le secret. L'endroit est bardé de charmes de sécurité, de protection, et de sortilèges repousse moldu. Il est aussi incartable.]

Deux petits pop retentirent dans le silence de la campagne Anglaise. Grim et James venaient de transplaner sur un petit sentier, à la vue de tous.
Heureusement, il n'y avait la pour les accueillir que des animaux. C'était une grande lande, ou rien n'était visible à l'horizon, hormis des bosquets, des ruisseaux, et parfois, une colline.
Le sentier continuait longtemps, puis finissait sa course dans un petit bois touffu. Rien ne laissait deviner la présence d'une quelconque habitation dans les environs.
Et pourtant, le russe se tourna vers son compagnon avec un sourire. Sans dire un mot, il continua son chemin sur le sentier, pendant une petite cinquantaine de mètres.
Le vent était glacial, bien plus qu'a Londres, et le ciel était gris. Au loin, on pouvait entendre le tumulte des vagues, ils étaient sur la côtes et les falaises n'étaient pas si loin.
C'était la toute première fois depuis que le blond habitait en Angleterre qu'il emmenait quelqu'un chez lui. Enfin, quelqu'un de vivant et qui soit destiné à le rester, en tout cas.
Il n'était pas vraiment inquiet, il n'y avait aucun moyen que son cadet puisse révéler ou il habitait exactement, mais c'était sa tanière, son chez lui.
Il s'arrêta sur le sentier, et tendit la main devant lui pour designer quelque chose qui se dérobait encore au regard de son amant.


-Voilà, bienvenue chez moi James.

A ce moment la, le cottage fut révélé à la vue de son collègue. Étant son propre gardien du secret, c'était le seul moyen que l'autre avait d'y entrer. Que Grim le lui autorise. Avec un petit sourire satisfait, il observa la bâtisse, laissant à son compagnon le temps d'assimiler.
C'était un petit cottage typiquement anglais à l'air chaleureux. Fait de pierres grises, sur deux étages, il était entouré de plusieurs arbres, et le jardin débordait de fleurs et de petits buissons.
Pas vraiment le genre que l'on attendait de la part de quelqu'un comme lui. Vu comme ça, on aurait dit la maison d'un gentil petit couple heureux.
Toujours avec son sourire, il s'approcha de la petite clôture qui faisait le tour du jardin, ouvrit le portail, et laissa l'autre s'approcher.
Quand on était plus proche, on pouvait voir que les très nombreuses fleurs et plantes présentes dans le jardin avaient toutes une utilité quelconque en potion.
Coriandre, Aconit, Digitale Pourpre, Mandragores...
Des poisons et des herbes de tous les genres poussaient joyeusement, sans ordre précis. Car en effet, toutes les choses utiles en potion que le russe pouvait obtenir de lui même, il les faisait pousser ici dans son jardin. Enfin, tout ce qui pouvait pousser sans qu'il ait trop besoin de s'en occuper, parce qu'il n'était pas tellement du genre à avoir la main verte.

Il se dirigea ensuite vers la porte, et l'ouvrit d'un petit coup de baguette. L'entrée donnait sur un petit couloir rangé au millimètre près, l'intérieur était fait des mêmes pierres grises qui avaient servis pour l'extérieur. Peu, voir aucune décoration, hormis un tapis simple sur le sol. Laissant la porte ouverte pour James, il posa sa cape sur le porte manteau et se dirigea vers l'entrée.
L'entrée était une petite pièce qui donnait à gauche sur la cuisine, à droite sur un couloir qui menait au salon, et en face sur les escaliers permettant d'accéder au deuxième étage.
Tout était aussi dénué de décoration, mais avec toujours le même tapis, partout. La seule exception était la cuisine. Une gamelle remplie de nourriture traînait sur la table, et en face de la table, à côté des escaliers, un portrait de famille était visible. Le père, la mère, et Grim ayant une quinzaine d'année étaient reconnaissables dessus. Actuellement, dans la maison, c'était la seule trace de la vie qu'il avait vécut, en Russie.
Allant s'asseoir sur la table, il attendit que James finisse par le rejoindre dans la cuisine, en appelant la boule de fourrure hystérique qui lui servait de chat. Celui-ci déboula du salon à toute vitesse, dérapa, perdit l'équilibre, et se rattrapa comme il pouvait. Sautant souplement sur la table, il vint se frotter contre la main tendue du blond, qui lui rendit quelques gratouilles. Le chat était assez enrobé, et sa fourrure était d'une couleur sable très douce.

-Mets toi à l'aise, tu veux quelque chose à boire avant de descendre travailler?

Oui parce que malgré tout, il n'oubliait pas pourquoi il était rentré. Travailler, avancer sur les nombreux projets qu'il avait en cours. C'était l'occasion de parler plus sérieusement avec James, et peut être de lui apprendre quelques petites choses. Plus tard, il se permettrait un peu de repos, de détente.
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James Kirkby
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Lun 17 Nov - 21:18:32

Pas mécontent de lui, James avait vu Grim réagir favorablement à son initiative- un sourire, un regard lui avaient indiqué que son amant appréciait la liberté qu'il prenait. Bien sûr, le Russe ne l'avait pas aidé, et il avait même pris un malin plaisir à le regarder se débattre dans ses hésitations ; à force, le brun en avait l'habitude, et bêtement, savoir que sa gêne amusait Grim le gênait deux fois plus. Le regard narquois de son compagnon avait donc accentué son embarras, et de rouge, il était devenu écarlate tandis qu'il se décidait-enfin- à embrasser Grim. Une fois plongé dans le baiser, il n'avait plus regretté son initiative ; son amant avait consciencieusement répondu à chaque sollicitation, de quelque partie du corps qu'elle vînt.
Le jeune Mangemort émergea à demi désorienté de ce baiser ; c'était la première fois qu'il osait prendre une telle initiative, et il en restait perplexe, comme à chaque fois qu'il franchissait une nouvelle barrière. Depuis sa rencontre avec Grim, il abattait d'ailleurs les barrières de son éducation à une cadence élevée, et cela n'allait pas sans questionnements, sans scrupules, sans déchirements... Renier en quelques jours près de vingt ans d'éducation, pour un homme si attirant fût-il, c'était douloureux. Et la douleur se doublait d'une angoisse qui nouait les entrailles de James lorsqu'il envisageait la réaction de sa famille si elle venait à apprendre qu'il couchait avec un homme.
Le baiser profond et agréable laissait donc un goût amer, le goût de la trahison familiale, le goût de la menace, et le jeune homme en demeura muet, figé. Il avait suffi de quelques jours loin de Grim pour qu'il oublie à quel point être avec lui était un reniement.
Sans un commentaire, le Russe s'était dégagé, avec l'air de dire : assez joué, je reprends les rênes. Et le ton sur lequel il convia James chez lui était plus celui de l'ordre que de l'invitation... Les choses rentraient dans l'ordre, pour le plus grand soulagement du brun qui s'était senti mal à l'aise en voulant échanger les rôles.
Silencieux, il suivit Grim, le laissa serrer son bras pour transplaner ensemble- non sans un frisson, d'ailleurs, inspiré par de coupables pensées.

Un vent vif et salé lui fouetta le visage, et le jeune Mangemort sentit ses pieds entrer en contact avec le sol. Ils venaient d'atterrir quelque part sur la côte, et la mer, à en juger par le son qui leur provenait, était démontée. Depuis sa petite enfance, James éprouvait une fascination pour la mer, une sorte de respect mêlé de crainte, pareil à celui qu'éprouvent les marins. Il huma une longue goulée d'air iodé, et suivit Grim, toujours sans mot dire. Où son amant l'emmenait-il ? James ne voulait pas lui faire le plaisir de lui poser la question, et il demeura muet jusqu'à l'apparition d'un mignon cottage de pierre que Grim déclara être sien. Le jeune Mangemort ne put s'empêcher de sourire ; il aurait plutôt imaginé une grand-mère proprette, ou un petit couple niais comme habitants de cette maison de conte de fées... pas un Mangemort sanguinaire doublé d'un pervers sexuel.
Oubliant toute idée de galanterie, Grim se réserva le privilège d'entrer le premier, en homme qui marque sa domination, et James le suivit en observant avidement ce qui l'entourait. Des plantes qu'en amateur de potions, le jeune Kirkby identifia sans mal... une entrée nue, des murs de pierre brute, un simple tapis... A l'imitation de son hôte, il se débarrassa de sa cape, et suivit le couloir jusqu'à une petite cuisine propre et fonctionnelle. Le cadre fixé au mur retint quelques instants son attention, il songeait que Grim n'était pas le genre d'homme qu'il imaginait avoir une photo de ses vieux parents... Après tout, il ne l'imaginait pas non plus vivre dans une maison aussi mignonette, et d'ailleurs, il le connaissait mal, décréta-t-il en se rapprochant de Grim.
Son humeur joyeuse s'effaça un instant lorsqu'il se prit les pieds dans "quelque chose" et dut se rattraper à une chaise pour ne pas tomber. Bon sang, avec toutes les douleurs qu'il avait déjà, ce n'était pas le moment de se casser la gueule ! Renseignement pris, le "quelque chose" était un gros chat qui était passé en trombe entre ses pieds pour aller se frotter en ronronnant contre Grim. Un nouveau sourire éclaira le visage du jeune homme tandis qu'il disait en désignant le chat :


-Je comprends pourquoi tu aimes bien me caresser les cheveux...

Nonchalamment, il s'installa sur une chaise, à demi-vautré, les jambes écartées, dans une posture d'adolescent épuisé. Sans cesser d'observer les amours entre Grim et son félin, il répondit à mi-voix à la proposition de son collègue :

-Oh... si tu avais un peu de thé...

Grim avait parlé de travailler, l'alcool était donc déconseillé. Même si travailler pouvait signifier découper quelqu'un en tranches en commençant par les pieds. Mais mieux valait rester sobre... D'ailleurs, les Russes étaient généralement amateurs de thé, et James chercha du regard le samovar. Il y en avait un dans toutes les maisons russes où il était allé.
Détournant la tête, le chat, sans cesser de ronronner, observa dédaigneusement le nouveau venu, avec l'air insolent de celui qui se sait adulé. James lui répondit mentalement que son tour viendrait d'être caressé- et que s'il ne ronronnait pas, il avait à sa disposition d'autres moyens de clamer sa satisfaction.

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Grim Wolkoff
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Mar 18 Nov - 11:39:13

Laissant ses doigts parcourir librement la fourrure de l'animal, Grim souriait doucement.
Il se doutait bien que sa maison devait être aux antipodes de l'idée que son cadet s'en faisait. A vrai dire, c'était souvent comme ça avec lui, beaucoup de choses dans sa vie ou sa personnalité n'avaient aucun rapport, et tranchaient fortement avec le reste.
Le fait qu'il n'aime pas faire du mal aux animaux en général, ou qu'il se fiche de savoir si quelqu'un était un sang de bourbe ou pas du moment que c'était un sorcier.
Pour lui, que quelqu'un soit capable de faire de la magie était suffisant pour être élevé au dessus des moldus. Après il ne tolérait toujours pas la médiocrité, mais même un sorcier de sang pur pouvait être médiocre. D'où l'absurdité de ces histoires de sang....
Oui, malgré tous ses travers et ses défauts, sa haine inconditionnelle pour les moldus, les nombreux meurtres et atrocités qu'il avait commis, il restait quelqu'un capable d'avoir un gros chat hystérique affublé d'un nom ridicule.
Et le pire était qu'en plus, il lui arrivait de se retrouver gaga devant ladite bestiole, le gratouillant, lui cuisinant des bons petits plats, et le laissant manger à table avec lui.
La bizarrerie de la chose ne le frappait pas comme une évidence, mais il comprenait qu'on puisse être choqué ou surpris.
Surtout avec un nom pareil, mais le russe trouvait que c'était exquis, justement.

-Il a le poil très doux et très épais, j'adore rester la à le gratouiller durant des heures et...

Il s'interrompit avant d'aller trop loin. Certes, il adorait en effet rester la durant des heures à gratouiller l'encombrante bestiole, mais il doutait de l'intérêt que James avait à savoir une telle chose. Et surtout, le problème, c'est que comme beaucoup de personnes un peu gâteuses, quand il commençait à parler de son chat, il était intarissable. C''était la raison qui le faisait s'interrompre.


-Peu importe. Tes cheveux sont agréables aussi.

James n'avait fait aucune remarque sur le portrait de famille, c'était tant mieux. Non pas qu'il aurait refusé de répondre, il n'aurait juste pas su quoi répondre. Parfois, la vue de ce tableau l'insuportait, parfois, il aimait rester la, avec son gros chat, à observer ses parents bouger comme s'ils étaient toujours en vie. Le plus souvent, ça ne produisait qu'un simple petit pincement au cœur, mais il n'avait vraiment pas l'envie de le retirer. On pouvait dire qu'il vivait beaucoup dans le passé, et même, qu'il avait carrément de la peine à tourner la page et à oublier. Mais ça, il ne l'aurait jamais reconnu.

Du thé, c'était parfait. La théine produisait sur Grim un effet particulier, cela le rendait à la limite de l'hyperactivité. Enfin, c'était sans doute compréhensible quand on savait que le thé produit dans un samovar était beaucoup plus fort et concentré qu'un thé anglais. Normalement, les russes le rallongeaient avec de l'eau chaude pour le rendre moins fort, mais le blond avait tendance à en rajouter très peu, voir trop peu.
Il se leva, délaissant la boule de fourrure qui se roula sur la table pour attirer à nouveau son attention. Oui, comme tout bon russe qui se respectait, il possédait un samovar, même deux.
C'était l'usage, dans les familles les plus aisées. Un samovar pour la famille, d'usage courant, et un qui était souvent plus ouvragé et plus beau à voir pour les invités.
Celui qu'il utilisait pour les invités était hérité de ses parents, et à vrai dire, il n'avait pas servis depuis des années. Le sortant de son placard d'un coup de baguette, il le dirigea vers la table, ou l'animal refusait toujours de bouger.


-Aller, bouge de la Peluche, tu vois bien que tu gène.


Oui, Peluche. Ce n'était pas un rêve, pas une blague. Son chat adoré, sa bestiole encombrante s'appelait...Peluche. Le gros tas en question remua sa masse et descendit de la table d'un bond gracieux, avant d'aller se frotter contre les jambes de James.
Grim fit comme si c'était tout à fait normal d'avoir un chat avec un nom pareil. Oui, parce que si son chat avait un nom plutôt ridicule, que pouvait-on dire du nom de son lapin? Le lapin en question étant en général en liberté et on avait rarement l'occasion de le voir plus de quelques minutes, mais ça ne changeait rien au fait qu'il réponde au doux nom de Vodka, et qu'il soit affublé d'un gros ruban rouge.
Un sourire apparut sur le visage du russe tandis qu'il y pensait et il posa le samovar sur la table, d'un nouveau geste de baguette.
C'était un bel objet doré et bien lustré. Assez gros, et apparemment plutôt antique. Et c'était évidement, un samovar sorcier.
Tout était exactement pareil hormis l'emplacement pour le charbon, qui était un réceptacle pour feu magique. Après avoir mis l'eau et le thé, allumé le feu, il sortit deux tasses, en posa une devant James, et l'autre devant lui. Les préparations étant terminée, il s'assit à son tour, en face de son amant. Il ne restait plus qu'a attendre que le thé soit prêt.

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James Kirkby
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Mar 18 Nov - 21:05:32

Caresser un animal. C'était bien le genre de chose que James ne faisait jamais. Pas par dégoût, ou par dédain, ou même par allergie ; simplement par indifférence pure et simple. Les créatures en tout genre ne lui inspiraient rien de particulier ; ni effroi, ni passion, il se fichait éperdument de leur existence ou de leur non-existence. Il n'y avait jamais eu d'animaux à Wolf's Den, hormis un couple de chauves-souris impossibles à déloger du grenier ; pas de chien, pas de chat, pas même de hibou en-dehors de celui de Lord Kirkby, qu'on ne voyait jamais puisqu'il était soigneusement encagé lorsqu'il ne portait pas de courrier. La famille prônait déjà un mépris généralisé à l'égard du genre humain, elle n'allait pas en plus se préoccuper des bestioles... James avait grandi sans contact avec le monde animal, qui demeurait, pour lui, profondément mystérieux. Les simagrées des chats, par exemple... Le fauve de Grim en était un bon exemple, s'étirant, ronronnant, posant sur le Russe un regard conquérant, plantant doucement ses griffes... Tout un langage passionnant pour qui savait le décoder. Le jeune Kirkby ne connaissait pas les arcanes de ce langage, et il observait, en souriant, les manières précieuses du gros chat. Son sourire se fit malicieux lorsque Grim répondit à sa remarque, et il passa une main dans ses cheveux comme pour vérifier ses dires. C'est vrai qu'ils étaient beaux, épais, doux, sans qu'il en prenne un soin particulier, mais jamais il ne les avait imaginés en tant qu'attribut sexuel... Encore une découverte qu'il devait à Grim. Décidément, que faisait-il avant de rencontrer ce type ?
Le Russe se leva, et entreprit de préparer le thé. Le gros chat, déçu de l'arrêt des caresses, ne bougea pas de la table, continuant de fixer son maître avec intensité. Vu la conduite de la boule de poils, Grim ne devait pas dominer autant son matou que son amant... Amusé, James tira de sa poche son paquet de cigarettes, et en alluma une pour se donner une contenance. Il aspira une profonde bouffée, longue, voluptueuse... et manqua de s'étouffer en la recrachant. Grim venait d'appeler son chat par son nom et c'était... non, c'était trop. Peluche ! il avait appelé son chat Peluche, comme n'importe quelle petite gamine de trois ans...
Grim Wolkoff, qui n'hésitait pas à découper les gens en morceaux, vivait dans l'adoration d'un fauve nommé Peluche... C'était trop drôle. Partagé entre le rire et l'asphyxie, James mit plusieurs minutes à reprendre contenance, son envie de ricaner menaçant de revenir chaque fois qu'il posait les yeux sur le chat. Le redoutable Peluche se frottait maintenant avec entrain à ses jambes, déposant une bonne couche de poils sur le tissu... Dédaigneux, le chat toisa l'homme qui s'étouffait si bruyamment, et décampa.
Emergeant enfin de son encombrement respiratoire, James avisa son amant, assis face à lui, et il lui sembla voir une lueur de désapprobation dans son regard.


-Excuse-moi... J'ai avalé de travers, hoqueta-t-il. La fumée, précisa-t-il inutilement, comme s'il avait pu avaler autre chose.

La voix était faible, légèrement rauque après l'étouffement, et les yeux du jeune homme laissaient encore échapper quelques larmes ; par chance, il avait toussé suffisamment fort pour que Grim n'ait pu- normalement- identifier le rire. Un peu gêné, James essuya ses joues qui ruisselaient de larmes, et essaya de reprendre son sérieux. Pas facile, vu que Peluche venait de sauter sur les genoux de son maître, ronronnant puissamment. Le jeune Mangemort sentit venir un nouveau fou rire, et, pour le contrer, fit semblant de s'intéresser au samovar :


-Belle pièce. Un travail ancien, je suppose ?

Un objet de famille, sans aucun doute, mais James préférait ne pas évoquer cela. Le portrait de famille de Grim l'avait déjà mis mal à l'aise, comme si un tel homme ne pouvait pas avoir de parents ; quant à savoir s'ils étaient morts ou vifs, mieux valait ne pas risquer la question. Simple précaution, au cas où Grim les aurait mis lui-même dans du formol...
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Mer 19 Nov - 21:27:05

Évidemment, James avait réagit comme n’importe qui l’aurait fait. Comme le blond s'attendait à peu près qu'il réagisse. Ce n'était pas très intelligent, comme s'il avait oublié ou ils se trouvaient exactement en ce moment même. En temps normal, il n'aurait déjà pas toléré un tel manquement, mais dans sa propre maison...
Il avait été habile, de réussir à cacher ainsi son rire derrière une toux, rejetant tout sur la faute de sa cigarette. Mais il était loin d'être crédule ou naïf, et il avait bien remarqué son petit jeu. C'était affligeant. Il faudrait que Grim lui apprenne.
Sur le moment, sa première impulsion avait été de vouloir lui en coller une. Difficile de résister, en le voyant rire comme une baleine alors que son magnifique chat se frottait à ses jambes. Oui, vraiment difficile. Mais le russe contrôla ses nerfs, parfois il réagissait trop fort, trop vite.
Cela dit, frapper n'était pas une excellente manière d'éduquer. Enfin ça, c'était selon un livre stupide qu'il avait lu sur le sujet. Un livre sur comment éduquer les animaux récalcitrant. Pensant qu'il pouvait aussi appliquer cette technique à un humain, Grim l'avait acheté dans le but de s'en servir sur...James. Plus communément, on pouvait appeler ça une expérience de sociologie.
Après tout, ne disait-on pas que l'animal était proche de l'homme? C'était une merveilleuse manière de tester la chose.
Le livre décrivait les étapes à merveille. Tout d'abord, fixer l'animal fautif, pour lui faire comprendre qu'il avait commit une erreur. Ça, c'était facile. Le russe observa son amant, l'air franchement agacé.
Certes, le nom était ridicule, mais cela ne lui donnait en aucun cas le droit de rire ainsi. De toute manière, il ne souhaitait pas lui laisser cette possibilité, alors autant que l'autre apprenne. Seulement, avec lui, le mangemort souhaitait rester un minimum pédagogue avant de passer à la brutalité. C'était l'avantage de l'amant, une sorte de bonus qui le mettait à l'abri de la violence parfois gratuite dont il était capable de faire preuve, mais la patience de Grim arrivait vite à bout.
Heureusement pour lui, son cadet réussit à se reprendre, et à fournir une excuse à peu près potable. Le russe n'en formalisa pas, mais tout de même. Maintenant qu'il s'était calmé, c'était la deuxième étape. Apprendre à l'animal ce qu'il à fait de mal et lui faire comprendre qu'il ne doit pas recommencer. Prendre une voix menaçante et exécuter la menace si besoin est.


-James, tu te fous de la gueule de mon chat encore une fois, je t'en colle une.


Tout à fait calme, ses mains étaient revenues se poser sur la fourrure de son animal. La voix était douce, Grim n'avait pas l'air contrarié, mais la menace était on ne peut plus présente. Avec un sourire entendu, un peu ambigu, il commença à servir le thé. Le liquide ambré s'écoula dans les tasses, et le blond allongea le tout avec un peu d'eau. Lui même buvait son thé sans sucre, il préférait le gout ainsi, fort et naturel, mais ce n'était peut être pas le cas de son amant. D'un geste de baguette, un petit pot de sucre apparut juste à côté de son cadet .
Le liquide avait beau être brulant, le blond but sans attendre, pressé qu'il était d'aller s'enfermer en bas, et de montrer son laboratoire à son amant.
Son labo, bien qu'étant petit, était assez poussé et avancé. Il arrivait à de bon résultat avec, et Grim était sûr qu'il y avait dedans des choses que son amant n'avait jamais vu. Une bonne occasion de lui faire découvrir plus. Rapidement, il avait finit sa tasse, la posant sans la laver, il se mit debout. Peluche se retrouva indigné par terre, et partit de son pas digne, son arrière train grassouillet se dandinant au rythme de ses pas.
Le russe se dirigea dans le couloir qui menait au salon. La porte de la cave s'y trouvait, grande, noire, et fermée par différent sortilèges. Quelques gestes de baguette plus tard, la porte fut ouverte et le blond s'apprêtait à descendre dans son antre. Il adressa la parole à James juste avant de disparaitre dans les escaliers noirs et mal éclairés.


-Viens me rejoindre quand tu a finis ton thé. Je vais en profiter pour commencer.
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James Kirkby
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Mer 19 Nov - 23:01:08

Faire semblant de s'étouffer puis s'extasier sur un samovar n'était pas une bonne méthode pour duper Grim, James s'en apercevait avec un temps de retard. Son amant le fixait, sans ciller, un air d'intense irritation peint sur son visage ; et devant ce regard immobile, sévère, glacial, James se sentit mal à l'aise, et il détourna les yeux. C'est le moment que son compagnon choisit pour l'avertir, gentiment, qu'à la prochaine incartade "il lui en collait une". Le premier réflexe de James fut d'ouvrir la bouche pour protester, pour lancer un "ouais c'est bon, détends-toi" nonchalant... mais une réponse de ce genre aurait précipité les représailles, et le jeune Mangemort préféra s'abstenir de tout commentaire. Avec une mine d'enfant pris en faute, il baissa les yeux, et se passionna pour un dessin du bois de la table... La menace de Grim était parfaitement sérieuse, le ton employé par le Russe ne laissait pas place au doute, et James avait horreur des coups, d'où son silence. Cela ne l'empêchait pas de se sentir profondément vexé ; il venait de se faire rappeler à l'ordre comme le dernier des galopins, et le rouge lui était monté aux joues. Il rougissait souvent en présence de Grim, mais cette fois c'était uniquement la colère et l'humiliation qui étaient en cause... Le comportement tyrannique du Russe commençait à lui déplaire singulièrement. Il s'était à peu près défait de la tutelle familiale, ce n'était pas pour tomber sous la coupe d'un autre despote...
Mais Grim n'était pas un tyran... Le jeune homme avait eu honte de ce mot à peine l'avait-il pensé, et il jeta un regard timide vers Grim, comme s'il craignait qu'il l'ait entendu. Il était exigeant, autoritaire, certes, mais c'était parce qu'il prenait à coeur d'éduquer son jeune amant, en bousculant, au passage, quelques certitudes. C'était douloureux et parfois humiliant, mais sans doute nécessaire... James était conscient qu'il avait donné à Grim tout pouvoir sur lui, et qu'il devrait donc accepter, bon gré mal gré, ses exigeances ; l'autre lui avait bien fait comprendre que c'était lui qui fixait sa marge de manoeuvre, et lui qui décidait de ce qui était permis ou pas. Le menton posé sur le poing, James fixait un point situé quelque part sur le mur d'en face, s'efforçant de ne pas entendre les ronronnements du chat ; il n'avait plus la moindre envie de rire, à présent, et évitait de regarder Grim et son félin.
Le Russe avala son thé à une vitesse incroyable- James n'avait pas encore touché au sien tant il était chaud- et annonça qu'il descendait. Le jeune Mangemort tourna un regard surpris vers lui ; il lui parlait tout à fait normalement, comme si rien ne s'était passé... Curieux. Incapable de prononcer un mot, James hocha la tête, avant de se plonger dans la contemplation de son thé, tout en ressassant ses griefs contre Grim. Ce type le traitait comme sa chose, comme son jouet, et il en venait à le menacer... Non mais... Il lui parlait comme à un garnement, l'humiliait, le rabaissait... Il allait vite devenir insupportable... Et encore, James ignorait, fort heureusement, qu'il avait acheté un manuel de dressage à son intention... cette information l'aurait probablement fait partir en courant. Mais le jeune homme devait s'avouer qu'il éprouvait tout de même plus de fascination et même de passion pour lui que de crainte. S'il s'appliquait à exécuter ses ordres, se pliait à ses volontés, ce n'était pas par crainte, mais pour lui plaire, pour le plaisir de voir son regard approbateur... pour le plaisir aussi de ses mains sur sa peau, de ses doigts dans ses cheveux...
Fort de cette certitude, l'Anglais absorba son thé enfin tiède, et descendit l'escalier mal éclairé que lui avait désigné Grim. Il découvrit une pièce étrange, tout en longueur, peuplée d'un monde d'objets hétéroclites. Au centre, quatre tables, éclairées a giorno par des chandeliers, débordaient d'objets divers, dont certains étaient inconnus du jeune Mangemort, et de chaudrons. Grim se tenait dans un coin, debout devant une étagère chargée de livres. James s'approcha de lui, aussi naturellement que possible ; il avait à peu près retrouvé son sang-froid et n'affichait plus la mine d'adolescent affligé qu'il avait dans la cuisine. Il s'avança directement vers lui, sans trop regarder ce qui l'entourait, et annonça sa présence par un murmure :


-C'est moi... ça y est, j'ai fini le thé, j'ai mis le temps... Excuse-moi, ajouta-t-il sans préciser s'il s'excusait d'avoir tardé ou d'avoir déplu à son amant. Grim interprèterait ça à sa convenance.

Ces quelques mots prononcés, le jeune Mangemort observa enfin la pièce dans laquelle il se trouvait, remarqua des objets rares, d'autres en lien évident avec la magie noire, mais ne posa aucune question. Il n'avait pas encore retrouvé son comportement normal, et préférait attendre que Grim prenne la parole, pour ne pas s'attirer ses foudres. Il détailla donc la pièce, et la jugea en parfait accord avec son propriétaire. Mystérieuse, diverse, impénétrable. Mais passionnante.

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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Jeu 20 Nov - 14:31:23

Il n'avait même pas attendu la réaction de James, celui-ci n'avait d'ailleurs pas réagit. Du moins pas en apparence. Grim avait vu un fond rébellion dans ses yeux, son cadet avait voulu répliquer, voulu dire quelque chose. Un vague air indigné se peignait d'ailleurs sur le visage de celui-ci. Mais il n'avait rien dit, ses yeux s'étaient détournés et il avait rongé son frein.
Le russe n'était pourtant pas un despote, il pouvait tolérer beaucoup de choses. Seulement il y avait la manière de le dire. Le manque de respect était une chose qui hérissait le poil.
Lui même n'avait pas été élevé dans de pures tradition, manquait souvent de tact et se fichait de l'étiquette en générale. Mais le respect pardi, cela faisait parties des choses basiques. Oh certes il ne respectait pas la vie humaine en tant que telle, ni les avis des autres en général, mais le respect se mérite, il s'acquiert. Les pauvres petites secrétaire écervelée du ministère, les mangemorts qui se faisaient prendre, les moldus...Ça, c'était de parfaits exemples de médiocrité, le genre de personne à ne pas mériter le moindre respect.
Mais lui, il n'était pas un monstre, et il se comportait bien avec James. Il souhaitait lui apprendre, l'aider, et le garder près de lui.

Pourquoi? He bien, parce que penser qu'il est possible de vivre bien sans personne autour de soit est une utopie pure. Oh il est possible de s'en sortir, pendant longtemps. Mais Grim restait un être humain, pas infaillible, et surtout, parfois, sa propre solitude lui pesait. Il en avait conscience, il l'acceptait. En général, il se défoulait sur des moldus, et il ne cherchait pas vraiment quelqu'un lorsqu'il avait rencontré James. Mais au final, celui-ci était un bon compagnon, et le blond en venait à vouloir lui apprendre, à l'entrainer dans son monde. Il y avait tant de choses à savoir et à découvrir, tant de choses que les gens normaux ignoraient...Des choses qu'il savait, qu'il pouvait raconter, montrer à son amant.
Pour différentes raisons. Mais faite découvrir un peu de son monde et son travail à quelqu'un qui avait la capacité pour comprendre, pour apprécier...C'était se faire un peu moins seul. En gros, il avait l'impression de pouvoir partager plus qu'avec beaucoup de gens, avec James, sans qu'il y ait de l'amour. Pour cela, il y avait des règles à respecter. Des règles que son cadet devait apprendre, et qu'il apprenait petit à petit.
Il s'était tût pour bougonner silencieusement, ou tout du moins Grim le pensait. Il était lui même donc descendu pour commencer à travailler, pour laisser le temps à l'autre de le rejoindre. Évidemment il n'hésiterait pas à mettre sa menace a exécution, mais il fallait laisser le temps à James de s'y faire, le temps de comprendre.

Ainsi donc, le russe était venu se poster devant une étagère contenant ses livres les plus précieux et rares parmi ceux qu'il avait. Des couvertures anciennes, de la poussière, et beaucoup, beaucoup de sortilèges magiques pour protéger les livres. Une seule clef permettait d'y accéder, c'était un genre de talisman qui permettait à la personne qui le portait de passer outre les sortilège. Même si le dispositif était détectable, à moins d'être un enchanteur expérimenté, il était quasiment impossible de passer outre.
Occupé à sélectionner celui qui pourrait le plus l'aider, il entendit à peine James arriver. Un petit sourire vint se poser sur ses lèvres lorsqu'il entendit. Soit, il s'excusait. Mais pourquoi? Pour avoir mit du temps, pour avoir rit, pour autre chose?
Grim s'en fichait. Il n'avait pas la conscience tranquille et il s'excusait, c'était l'essentiel. Attrapant un livre rapidement, il se tourna vers son amant, s'approcha d'un pas.
D'un geste doux, il vint plaquer sa main sur sa nuque, et l'embrassa, tendrement, quelques instants.
Dans son fameux livre sur l'éducation, ils parlaient de ne surtout pas oublier la récompense, pour encourager l'animal à faire des efforts. La méthode marchait bien sur James, il ne comptait pas la changer.
S'écartant rapidement, le blond ébouriffa les cheveux de son cadet, juste un peu, de manière affectueuse.


-Ce n'est rien. Viens, on va commencer. -Il lui montra le livre qu'il tenait en main- Évite d'essayer de prendre quelque chose sur une étagère sans me demander avant, certaines sont protégées par des maléfices.

Le russe se dirigea ensuite vers une table et y posa le livre ainsi que les parchemins ramenés du ministère. Sur la fameuse table trônait déjà un petit instrument, fait d'argent. Difficilement descriptible, on aurait dit un amas de petites pièces d'argent formant une boule. L'intérieur était creux et elles flottaient entre elles, retenues uniquement par une magie ancienne et inconnu qui les faisais tenir ensemble. Dans le livre de Grim et sur plusieurs des parchemins du ministères, des schéma étaient représentés. Les textes étaient sans doute incompréhensibles au yeux de James, mais pour le russe, c'était tout à fait logique. Prenant un parchemin et une plume pour noter au fur et a mesure l'avancée de son travail, il commença son observation de la boule d'argent, attendant que son amant le rejoigne.

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James Kirkby
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Jeu 20 Nov - 20:57:24

James avait horreur de s'excuser, absolument horreur ; il avait l'impression de rapetisser à chaque fois qu'il le faisait, et c'était un sentiment qui lui était insupportable. En règle générale, il évitait de le faire ; la plupart des gens ne méritaient pas le moindre égard, et leur présenter des excuses revenait tout bonnement à donner de la confiture aux cochons. Pourquoi pas aussi leur témoigner du respect ?... La chose était tout bonnement inconcevable ; rendez-vous compte, on commence par respecter les gens, puis on n'ose même plus les tuer... et l'objection de conscience n'existe pas chez les Mangemorts.
Avec Grim, c'était différent ; lui méritait du respect, James l'avait assez côtoyé pour le savoir : il était un puissant sorcier, érudit, et, ce qui ne gâchait rien, Mangemort et Langue-de-Plomb. Au cours de leurs conversations, il avait attiré l'attention de son cadet sur bien des points qu'il ignorait, et celui-ci espérait bien continuer à profiter du savoir du Russe ; de son savoir, et aussi de sa fougue physique. Il n'éprouvait pas d'amour pour lui, mais de l'admiration, mais de la complicité, mais- malgré son rire- du respect. S'excuser auprès de lui restait aussi pénible qu'auprès d'un autre, mais au moins, James avait le sentiment que ce type-là méritait des égards ; il faisait preuve d'une attention toute particulière à l'égard du jeune homme, la moindre des choses était de lui en être reconnaissant, comme à un frère aîné attentif. Et puis... et puis, James s'était, dès le premier soir, placé sous sa domination, il avait accepté que l'autre soit le maître, il avait même aimé être ainsi dirigé, et les choses n'allaient pas changer. D'une part parce que le jeune Mangemort était finalement satisfait de cette situation ; et d'autre part parce que Grim ne l'entendrait pas de cette oreille. S'il menaçait de frapper pour un simple éclat de rire, il était bien capable de tuer son amant s'il cherchait à reprendre son indépendance.
Les brèves excuses de James eurent le dont de faire sourire Grim, qui, contre toute attente, embrassa rapidement son amant. Le brun se serait attendu à ce qu'il enfonce le clou, du genre « ça passe pour cette fois mais n'y reviens pas » ; le baiser le laissa perplexe- et ravi. Secouant doucement la tête pour remettre de l'ordre dans ses cheveux, il suivit Grim, silencieux, détaillant à présent la pièce dans laquelle il se trouvait. Le Russe s'assit et se lança dans l'observation d'une mystérieuse boule de métal trônant sur sa table de travail ; James s'installa face à lui, en se demandant ce qu'était cet objet. Il y avait bien d'autres choses étranges dans cette pièce ; des livres, des objets, et par-dessus tout, une odeur de magie noire qui flottait dans l'air. Le jeune Kirkby savait qu'il se conformerait scrupuleusement au conseil de Grim et ne prendrait aucun objet sans avoir demandé ; connaissant son amant, les sortilèges de protection devaient être carabinés.
Le visage immobile de Grim laissait percevoir son extrême concentration, et James retint ses questions pour ne pas troubler sa réflexion. Le baiser lui avait rendu son attitude normale, et il en venait à se dire que Grim avait eu raison de lui parler un peu sèchement. Il lui avait manqué de respect sous son propre toit, c'était inadmissible... même si son chat avait un nom à la con...
Tiens, en parlant de chat. Un livre neuf posé sur la table venait d'attirer l'oeil du jeune homme, qui étendit la main pour le prendre :
« L'éducation des animaux », avec un sous-titre prometteur : « Tendresse et fermeté ». Grim essayait donc d'éduquer l'espèce de doudoune obèse qui lui servait de chat ? James eut un sourire et ouvrit le bouquin ; son compagnon l'avait déjà lu, visiblement, et avait annoté les marges. Le brun se plongea dans la lecture de la table des matières, sélectionna un chapitre, et s'y reporta.

Citation:
L'animal qui désobéit
Il importe de ne pas céder à la première tentation lorsqu'un animal désobéit, et de ne pas vouloir le corriger violemment ; la violence peut apporter au maître un soulagement momentané, mais elle ne résout pas le problème et ne permet pas le progrès de l'animal. L'essentiel est de faire comprendre la faute, en trois étapes :
-fixer l'animal avec sévérité ;
-d'une voix ferme mais sans colère, verbaliser. Un simple « non » suffit, pourvu qu'il soit prononcé sur un ton catégorique ;
-si l'animal persiste à désobéir, on en viendra à des sanctions physiques mesurées. Pas de correction trop vigoureuse, elle réduirait à néant les efforts d'éducation en instaurant une terreur contre-productive.


James ricana, et ferma le livre. Un beau tissu d'âneries ! Comme si un bestiau, quel qu'il soit, pouvait comprendre lorsqu'on « verbalisait » une interdiction... du blabla vide que tout cela. Pris par la curiosité, cependant, il rouvrit l'ouvrage au hasard, et lut un autre paragraphe. Il y était question du ton de la voix, très important pour un animal ; tantôt doux, tantôt ferme, il guide le comportement de la bête. Grim avait noté quelques mots dans les marges, là aussi, et, chose étrange, avait griffonné un J majuscule en face d'une ligne disant « en général, l'animal ne demande qu'à vous plaire ; mais ses instincts un peu brouillons doivent être canalisés par une éducation affectueuse, mais sans faiblesse ». D'un trait de plume, le Russe avait souligné les deux derniers mots, et avait inscrit un commentaire en russe. James avait, en d'autres temps, su lire l'alphabet cyrillique ; il s'arracha les yeux sur l'écriture de son compagnon, sans résultat, et finit par reposer le livre, un peu déçu. Vu comme l'ouvrage était risible, il était curieux de savoir ce que son amant avait bien pu trouver à commenter...
Cependant, Grim avait détaché son regard de la boule de métal, et il observait James. Le jeune homme ôta sa main du livre et demanda à mi-voix, en désignant l'objet :


-Qu'est-ce que c'est que ça, Grim ?
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Sam 22 Nov - 14:54:34

Assis bien droit dans son bureau, Grim réfléchissait. Sur différentes choses. Les hypothèses quand à la véritable utilité de la boule semblaient toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Les anciens rapports d'observation étaient à peu près inutiles. Tout ce qu'ils savaient c'est que la boule était utile, et puissante. Mais sans plus. Son visage et son regard à ce moment ne montraient plus rien, il n'y avait que sa pensée et sa concentration. Extrême, palpable.
En même temps qu'il travaillait, prenait des notes, il pensait à tout autre chose. C'était un avantage de pouvoir travailler sérieusement tout en réfléchissant à plusieurs choses en même temps. Un avantage que le russe possédait.
Il pensait à toute cette histoire d'excuses. Lui même ne l'aurait jamais fait. C'était en profond désaccord avec beaucoup de ce qu'il était, de sa personnalité. Le blond était du genre à faire les choses intensément, et ses actions étaient le résultat de choix mûrement réfléchit. Le fait de devoir s'excuser était très mauvais à ses yeux. Cela voulait dire que son choix était remis en question, que sa capacité à faire ce choix était remise en doute.
Car, quand il faisait quelque chose, Grim l'assumait, totalement, sans regret ni peur. S'excuser aurait été reconnaître une erreur, une faille. Et il n'en avait pas, il refusait d'en avoir.
Mais lui estimait pouvoir se le permettre, pouvoir se permettre de penser qu'il ne faisait plus de fautes. Depuis le temps, il avait apprit à ne plus faire d'erreur. A ne plus devoir s'excuser. Sa mère lui avait apprit à le faire correctement, à présenter ses excuses, et parfois son père avait exigé qu'il le fasse.
Ça comptait parmi les choses pour lesquelles il leur en avait voulu à l'époque. Au final il avait apprit, il avait progressé.
Mais James lui, s'il était capable de reconnaître parfois ses fautes et s'excuser, c'était une excellente chose. Ça permettait de progresser, de laisser derrière soit des choses qui auraient pu nous porter préjudice. Le blond doutait qu'il voit la chose de cette manière, mais peu importait. L'important était qu'il l'ait fait.

C'était une constatation satisfaisante, signe que son amant et lui étaient fait pour bien s'entendre. Jusqu'ici, Grim n'avait presque rien à lui reprocher. Il apprenait bien, écoutait les ordres, avait de bonnes réactions...Un petit sourire lui passa sur les lèvres en repensant aux a priori qu'il avait eu sur le jeune homme. Fanatique sans intérêt, et il en avait été persuadé. Désormais, il le voyait toujours comme un fanatique, et il regrettait un peu que ce ne soit pas de sa propre personne, mais pour l'intérêt...Ça avait changé, simplement.
Le russe écrivit tout un paragraphe, décrivant les différents tests qu'il comptait faire passer à la boule, sans se soucier en apparence de son cadet qui était venu s'installer en face de lui. Il avait quelques idées sur des sollicitations pouvant provoquer des réactions.
C'était ça qu'il aimait, provoquer et observer ce qu'il ne comprenait pas, étudier.
Les humains en faisait partie, il se sentait étranger à l'espèce. C'était un sentiment bizarre, qu'il ne parvenait pas à expliquer, mais les humains accordaient tellement d'importance à des futilités...Souvent il vexait quelqu'un en disant simplement ce qu'il pensait, ou ce qui lui semblait évident. Au final, il s'était lui même isolé. Même encore avec James, il y avait des choses qui étaient étranges. Mais lui, il pouvait l'éduquer.

En parlant d'éducation...Son amant venait de mettre la main sur le fameux livre pour éduquer les animaux que Grim avait acheté. Ne sachant pas trop comment s'y prendre pour lui expliquer les choses sans y aller « comme un bourrin » comme aurait dit sa très chère mère, c'était ce qu'il avait trouvé de mieux. Maintenant allez savoir comment James allait réagir...Peut être vexé de voir que le blond avait osé acheter une telle chose à son égard. Apeuré...Mortifié? Mort de rire...
Totalement imprévisible. C'était un peu ce qui faisait le charme de son cadet...Il était tellement humain au final.
Il avait un peu délaissé son travail, quelques instants, pour le regarder lire. Regarder ses beaux yeux parcourir les lignes de son livre, tenter de déchiffrer.

-Ça? Un livre sur le dressage. Expérience sociologique, je teste cette manière d'éduquer sur les gens. Tu serai étonné, ça fonctionne très bien. Et comme j'ai des lacunes en...relations sociales, ça aide.

Avec un air un peu amusé, un sourire en coin, il avait prit le partit de ne rien dire. Pour préserver l'autre, parce qu'il était à peu près sûr que James réagirait mal à « Je l'ai acheté pour toi ».
Pourtant, c'était stupide. C'était une manière de ne pas lui faire de mal et de bien se comporter avec lui. Le sourire s'effaça doucement sur son visage alors qu'il reprenait son travail la ou il s'en était arrêté. Une vague migraine commençait à pointer, et il voyait trouble.
Et merde, il ne voulait pourtant pas le montrer. C'était tabou...personne ne savait qu'il avait désespérément besoin de lunettes quand il s'agissait de lire longtemps, ou d'écrire. Et Grim ne voulait pas les sortir devant James. C'était bête, c'était stupide, mais il ne voulait pas. C'était une des rares choses à le faire...complexer. Oui, lui, le grand, le beau, le sûr de lui M. Wolkoff complexait sur ses lunettes, au point de préférer s'arracher les yeux plutôt que de devoir les sortir devant son amant. Pur orgueil, pur acharnement...Il s'y refusait, c'était une tare, un point c'est tout.
Plissant les yeux, se rapprochant du papier, il s'efforça de continuer à travailler, écrivant encore quelques lignes. Mais rien à faire, rapidement il n'y vit plus grand chose. Plus suffisamment pour travailler.
Avec un soupire las, maudissant sa famille sur plusieurs générations pour l'avoir fait hérité de cette défaillance de la vue, il sortit une paire de lunette de sa poche. Des lunettes simples et strictes, à la monture noire. Avec des verres plutôt épais. Il les mit, sans faire un seul commentaire, comme si c'était absolument normal, comme s'il ne complexait absolument pas. Il ne voulait rien laissé paraître du tout.
Le mangemort se replongea dans son travail en silence, sans avoir osé croiser une seule fois le regard de son cadet en face de lui. Pas question de se mettre à rougir comme une adolescente, mais Grim savait qu'il n'assumait rien du tout, en ce qui concernait ses lunettes. Ses parents et son meilleur ami de l'époque en avaient souvent profité pour l'astiquer de tous les côtés, car c'était à peu près la seule chose avec laquelle on pouvait atteindre le blond. Le traiter de bigleux.
Les yeux ostensiblement baissés sur sa feuille, continuant d'écrire, les lèvres pincées, vaguement mal à l'aise, il sentit sa migraine disparaître doucement. Si James ne faisait aucun commentaire, tout irait pour le mieux.

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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Sam 22 Nov - 17:27:23

Absorbé dans sa lecture, James n'avait même pas remarqué que Grim avait délaissé son travail pour l'observer, un fin sourire aux lèvres. Le bouquin était trop drôle, tout simplement... Il faudrait qu'il demande à Grim de le lui prêter, ou qu'il achète le même, ne serait-ce que pour pouvoir ricaner à son aise. Car avec le Russe en face de lui, et la menace de « lui en coller une » en suspens, le jeune Mangemort n'osait pas vraiment se laisser aller à ses impulsions. Qu'il ose ouvertement se moquer des lectures de son amant, et cette fois, il le sentait, il ne couperait pas à la correction... mais ce genre de désagréments le hérissait ; sans être douillet ou couard, James avait le plus grand respect pour sa précieuse personne, et il répugnait à mettre son intégrité physique en péril. La douleur n'était acceptable que si elle était infligée par le Seigneur des Ténèbres, ou si elle permettait de faire avancer Sa cause. Ou si elle entraînait une jouissance infernale, comme le jeune homme en avait fait récemment la découverte. Dans tous les autres cas, elle était intolérable, et il y avait d'ailleurs d'autres personnes qui étaient faites spécialement pour éprouver de la douleur ; les Moldus, les traîtres, les tièdes, ceux-là ne méritaient que cela... alors que lui, James Kirkby, fervent séide de Lord Voldemort, faisait partie d'une catégorie supérieure de l'humanité et devait préserver son intégrité ; sa chair, son sang tout comme son esprit appartenaient au Seigneur des Ténèbres, et il importait de les conserver en Son honneur. Et aussi parce que prendre des coups était suprêmement désagréable.
Relevant les yeux, James s'aperçut que son amant le fixait, attentif, et peut-être même amusé... Tiens donc, pourquoi ce sourire ? Qu'avait-il donc dit d'amusant ? Il s'était contenté de demander ce qu'était ce bouquin, qui paraissait incongru dans cette pièce, au milieu d'objets consacrés à des études magiques poussées. Un livre sur le dressage, parmi des grimoires rares et des manuscrits précieux...
La réponse de Grim permit au brun de comprendre ce qui amusait son hôte. Expérience sociologique... tester cette manière d'éduquer sur les gens...
Cette fois, le doute n'était plus permis. Le cobaye de l'expérience, c'était lui, et ce J qui revenait fréquemment dans les notes qui noircissaient les pages du bouquin, il signifiait tout bêtement James... Il s'en était douté, mais avait essayé de se convaincre qu'il avait tort ; même un cinglé comme Grim ne pouvait tester des méthodes de dressage sur les humains... surtout pas sur lui...
James avait blêmi en écoutant la réponse tranquille de Grim, et sa gorge s'était nouée. Un tel livre était un véritable programme, et cela risquait de ne pas être trop agréable pour lui. Sans compter que c'était humiliant au possible de se savoir étudié et « dressé » comme un banal berger allemand. Le brun chercha une réponse, mais sa gorge sèche ne lui permit de dire que :


-Ah d'accord.

Les deux mots avaient été prononcés d'une voix blanche, faible, qui trahissait le malaise de James ; était-il bien prudent de rester là, à la merci de ce branque ?... Mais partir... jamais Grim ne le laisserait s'en aller, il s'estimait propriétaire de son cadet, la présence de ce livre le disait assez... Il agissait en maître absolu, il entendait modeler le caractère du brun à sa convenance, et lui, James, n'avait qu'à obéir... ou il connaîtrait « les sanctions physiques mesurées » dont parlait le livre, et puis « la rigueur qui doit être la règle quotidienne », ou, pour parler clair, une bonne trempe...
Écoeuré, le jeune Kirkby posa le bouquin qu'il avait à présent envie de faire flamber, et se leva. Il avait comme des fourmis dans les jambes, et éprouvait le besoin de marcher. Nerveux, il se mit à déambuler dans la pièce, en évitant de regarder Grim, l'esprit occupé par ce foutu manuel de dressage.
La table des matières proposait une véritable progression, depuis « obéir à un ordre simple et répétitif » jusqu'à l'ultime démonstration de soumission de l'animal : « anticiper les ordres ». Tous les animaux n'y parvenaient pas, avertissait l'auteur, il fallait une bonne dose d'intelligence alliée à une éducation sans faille... Les moins futés se contentaient d'adopter un comportement stéréotypé, fondé sur le principe stimulus-réponse.
Foutue prose à la con ! Voilà que James, à présent, se répétait ces inepties tout en faisant les cent pas. Comme si ça avait la moindre valeur.
Toujours sans regarder Grim, il demanda, en essayant d'adopter une voix dégagée :


-Et euh.. tu en es arrivé à quel point ? Je veux dire, de ton expérience... euh.... sociologique...

Ben oui, il était curieux de savoir où il en était, et surtout s'il devait s'attendre à une sanction prochaine ; le bouquin avait au moins cette utilité, on pouvait comprendre (même en partie) comment fonctionnait Grim, et prévoir ses réactions, savoir à quelle sauce on serait mangé. Lorsqu'il menaçait le brun de lui coller une beigne, c'était une méthode pédagogique.
Parvenu au bout de la pièce, le jeune Kirkby pivota et reprit sa marche dans l'autre sens. Timidement, il posa les yeux sur Grim, et marqua un temps d'arrêt. Le Russe avait chaussé des lunettes noires, et il avait l'air dans ses petits souliers. James retint à temps le commentaire qui menaçait (« tu ne m'avais jamais dit que tu étais miraud ») et essaya d'avoir l'air parfaitement naturel, en dépit de sa surprise. La raclée menaçait plus que jamais. Au moindre faux pas, il y aurait droit, au nom de l'éducation sans faiblesse et de la rigueur qui doit être la règle quotidienne.

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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Dim 23 Nov - 18:02:16

Rien ne fonctionnait vraiment, sur cette foutue boule. Quelques fois, Grim avait prit sa baguette pour soumettre l'objet en argent à différents tests, il l'avait tourné et retourné entre ses mains, avait prononcé les formules décrites dans les notes...
Mais rien n'apparaissait, rien ne bougeait...Comme si la magie qui avait habité la boule s'en était allée, était morte depuis longtemps, ou comme si elle avait toujours eu ce niveau faible et sans intérêt. Pourtant, avec des artefacts aussi anciens, il était rare que le département des mystères abandonne la partie rapidement. Tant que toutes les possibilités n'étaient pas découvertes ou vérifiées, l'objet restait en observation.
Et une fois qu'on saurait quelle était la véritable utilité de la chose, on pourrait la cataloguer et la ranger. Certains trésors du département étaient détruit parfois, au plus grand dam du russe.
C'était souvent des objets trop dangereux ou néfastes pour être laissés à la portée des gens, même des langues-de-plombs. Ils avaient eu l'exemple avec une vieillerie en apparence, qui s'était révélée très efficace pour contrôler les morts en tous genre. Inferis...vampires...Même si l'objet dépendait de la force de son porteur, les langues-de-plombs de l'époque s'étaient empressé de le détruire, pour des raisons évidentes de sécurité.
Le blond trouvait ça très dommage, lui même aurait sans doute gardé un tel objet pour lui, pour pouvoir l'étudier ou l'utiliser. C'était du à sa curiosité dévorante, et à son envie d'être plus que les autres. Pas simplement plus puissant ou plus riche. Il avait juste été élevé dans l'optique d'être plus, d'être mieux. Et il s'en sortait pas trop mal.

Toujours en ignorant James qui s'était levé pour marcher un peu, apparemment mal à l'aise, Grim finit d'écrire un paragraphe. Voilà, il avait finit d'établir la manière dont il allait procéder pour les différents tests plus poussés. C'était le ministère qui l'imposait, cette démarche, toujours devoir noter...expliquer...N'ayant quasiment aucun contrôle sur ce qui se passait dans le fameux département, c'était le seul moyen que les autorités avait trouvé pour pouvoir avoir un droit de regard minimum. Des comptes rendus ennuyeux et super détaillés, facilement falsifiables et dépourvu du moindre intérêt dans la mesure ou les personnes qui les lisaient étant dans l'incapacité de comprendre réellement les actions décrites.
Il commencerait plus sérieusement les tests plus tard, après avoir lu le chapitre dans le livre qui s'y reportait. Question de préparation, il fallait toujours être bien préparé.
Mais d'abord...Le russe posa le tout, s'écarta un peu de la table, s'adossant mieux sur la chaise, et observa James.
Voilà qu'il faisait les cent pas, avait-il deviné? Sans doute, mais pourquoi se mettre dans un tel état? Encore une chose qu'il ne parvenait pas à comprendre, il sentait l'hésitation, ce qui lui semblait être un semblant de colère, peut être de la peur. A cause d'un livre? James avait-il peur de n'être qu'un animal malléable et sans intérêt aux yeux de Grim?
C'était sans doute la bonne réponse, c'est ce qui semblait logique. Mais la logique était rarement appliqué quand il était question de sentiment.
Le fait que l'autre se rebelle autant était une bonne chose cela dit, c'était une preuve de fort caractère...Le blond aimait les forts caractères, parce que souvent les autres ne survivaient pas avec lui, pas très longtemps. Trop blessés par les réactions biscornues du russe, trop dépassés par ses pensées bizarres...
Ha oui, il en avait perdu plus d'un, comme ça. Sans en souffrir, il n'était pas question de changer sa personnalité. S'adapter, dans le meilleur des cas, s'il jugeait que l'autre en valait la peine, mais jamais changer. Et voilà que son amant faisait tout un caprice silencieux à cause d'une malheureuse histoire de bouquin qui était censé donner au russe une vague indication sur « comment gérer une crise sans déborder ». Il était loin de prévoir de traiter son cadet comme un chien. Tout de même, il avait plus de considération que ça pour lui. Mais qu'il le veuille ou non, il faudrait qu'il accepte ses méthodes à lui, et le fait que maintenant, il était le maître.
Peut être n'était-il pas encore habitué, ou alors James luttait encore un maximum, pour des raisons que le mangemort ignorait.

-Pas très loin, je m'en sers juste pour savoir comment réagir, j'ai tendance à vouloir sanctionner tout de suite, c'est comme ça qu'on à toujours réagit avec moi. Après, comme ce n'est pas le cas de beaucoup de gens, j'essaie de m'adapter. D'avoir un comportement un peu plus...Comment dire, normal?

Si Grim avait dit ça, ce n'était pas tellement dans le but que son amant comprenne. C'était surtout pour le rassurer, pour qu'il arrête de tourner en rond comme ça. Le blond sentait sa peur, sa frustration, sa colère...Ou peu importe ce que c'était. Ça déconcentrait, le russe sentait les émotions de son compagnon flottant dans la pièce, venir lui titiller les nerfs, plutôt difficile de rester calme.
Enfin, il allait dire autre chose lorsqu'il vit James se tourner et poser les yeux sur ses lunettes. L'air choqué qu'il arbora donna une nouvelle impression de malaise au mangemort. He bah oui, il avait des lunettes. Son cadet allait s'en remettre? Sentant vaguement la chaleur lui monter aux joues – il devait être tout rouge à présent – il retira ses lunettes et se leva.
Ouf, voilà, l'honneur était sauf, il avait retiré ses lunettes avant la catastrophe. Les lèvres toujours pincées, mais un peu plus à l'aise, le blond fourra l'objet de sa honte dans sa poche et s'approcha doucement de son amant, qui était toujours bloqué au milieu de la pièce.
Se rapprocher tranquillement sans avoir l'air menaçant, pour habituer l'animal à sa présence, lui laisser le temps de s'y faire. S'arrêtant près de lui, il attrapa James par la taille et l'attira contre lui.
Un geste assez tendre, mais pour l'instant dénué de quoi que ce soit de sexuel ou de violent.


-Quelque chose ne va pas? Tu tourne en rond depuis dix minutes, tu m'empêche de me concentrer.

Il n'avait pas fait d'allusion, ni aux lunettes, ni au fameux bouquin. Souhaitant laissé James s'exprimer lui même ce qui n'allait pas, il avait parlé relativement doucement et avait plongé ses yeux dans les siens. Il faudrait bien qu'il finisse par comprendre que tant qu'il respectait Grim il pouvait s'exprimer, poser des questions. Et même montrer son désaccord. Tout ça sans avoir à le craindre. Mais avec un minimum de respect. Sans rien faire de plus, attendant une réponse, il le garda la, contre lui.

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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Dim 23 Nov - 21:29:54

Se lever, faire quelques pas, se dégourdir les jambes- James commençait à se sentir mieux, à se calmer, et il pouvait à nuveau réfléchir correctement. Pourquoi avait-il ainsi pris peur en voyant ce livre de dressage, et en comprenant que c'était pour lui que Grim l'avait acheté ?... après tout, il connaissait Grim depuis plusieurs jours désormais, et il n'avait pas à se plaindre de son comportement envers lui. Le Russe se comportait tantôt en amant, tantôt en enseignant, mais il faisait toujours preuve d'un minimum d'attention pour son cadet, il s'assurait, à défaut de son accord, de sa compréhension, et prenait soin de lui à la manière d'un frère aîné. Le livre allait-il changer cela ? Deviendrait-il un tyran, une brute, à cause de cette lecture ?... James inspira profondément en se faisant muettement la réponse : non. Grim avait assez de discernement pour ne pas se laisser influencer par un livre, quel qu'il fût ; il avait jusqu'à présent bien traité son amant, pas de raison qu'il ne continue pas. Ce qui effrayait James, c'était la coïncidence avec la première menace proférée par Grim, et la découverte du livre ; en se raisonnant, il se persuada qu'il ne s'agissait bel et bien que d'une coïncidence, et qu'il en était le premier coupable puisqu'il avait manqué de respect à Grim.
Prendre les fautes à son compte n'était pas un problème pour le jeune homme ; il avait déjà subi un véritable dressage dans le cadre rigide de sa famille, où la poigne de fer de son grand-père- relayée par celle de son père- imposait sa loi à tous. Avant même d'avoir appris à lire, le petit garçon avait appris à obéir, à craindre ceux qui détenaient le pouvoir absolu sur la famille : Lord Kirkby, et son fils aîné. Quiconque contrevenait à leur autorité en recevait immédiatement le prix, sous forme de coups de ceinturon, pour les enfants, puis, une fois grands, sous la forme de quelque sortilège. Dans ce système, l'aveu de la faute et la demande de pardon possédaient une véritable valeur, puisqu'ils permettaient d'alléger le châtiment. James se souvenait, enfant, être allé spontanément avouer quelque vétille à son père, tremblant de tout ses membres, et s'en être tiré avec, pour toute punition, quelques coups de règle sur les doigts- alors que le silence et la dissimulation lui auraient coûté cher. Le jeune homme avait gardé une certaine forme d'humilité, et il ne rechignait pas, comme d'autres, à s'excuser ou à avouer son tort- pour peu qu'il y trouvât quelque avantage. Lorsqu'il s'était excusé auprès de Grim, c'était dans le but de se le concilier, une forme d'hommage au dominant ; non que le brun manquât de fierté, mais il la subordonnait à ses intérêts. Mériter la confiance de Grim était quelque chose qui méritait qu'on y sacrifie un peu d'amour-propre.
Tout le temps qu'il était resté au domicile familial, James avait évité d'analyser les méthodes éducatives en vigueur dans la maison. Depuis qu'il avait pris son indépendance, et conquis un certain rang en recevant la Marque, il ne s'en privait pas, et une comparaison entre ces méthodes et le livre de Grim lui vint à l'esprit. Le livre avait au moins l'avantage de privilégier la coopération libre, la compréhension, l'explication ; alors qu'à la maison, l'obéissance n'était pas demandée, mais exigée, et les sanctions visaient plus à briser la résistance qu'à « ancrer profondément l'idée de ce qui est permis ou pas », comme le disait le livre. Si Grim s'en tenait aux conseils de son manuel, il devrait préférer la pédagogie à la violence, l'explication à la correction. C'était un avantage considérable, dans le sens où James ne demandait qu'à progresser.
Le Russe avait expliqué qu'il cherchait précisément dans ce livre une façon de réagir sans punir automatiquement, et James hocha la tête. À la bonne heure... on ne parlait donc plus de dressage, mais d'éducation, de relations, de quelque chose de beaucoup moins dégradant qu'un dressage.
Rangeant ses lunettes, Grim s'approcha de James et l'enlaça, ses deux bras autour de sa taille, en lui demandant ce qui n'allait pas. Le brun hésita, détourna les yeux un instant, puis, en les reposant sur Grim, répondit :


-Tout va bien, j'avais simplement besoin de... réfléchir. C'est ton histoire d'expérience sociologique, ça me tracassait...

Il s'interrompit, n'osant avouer qu'il avait été offensé que ce livre lui fût destiné, avant de réfléchir sereinement. Il ne pouvait pas dire cela, c'était trop lui demander... en tout cas, pas en regardant Grim. Il se blottit contre lui, la tête sur son épaule, et murmura à son oreille :

-Excuse-moi si je t'ai empêché de travailler, j'étais nerveux, je ne me suis pas rendu compte... C'est ce livre, il y a des trucs qui m'ont... euh... inquiété... Mais si tu dis que tu y cherches... comment réagir... simplement...

Conscient du peu de clarté de son explication, James se tut, et étreignit Grim un peu plus fort, pour lui prouver qu'il allait parfaitement bien. Il préférait se passer de mots pour exprimer ces choses-là. Ses cheveux noirs se mêlèrent aux mèches blondes de son amant, tandis qu'il posait ses mains sur ses hanches et approchait encore son bassin du sien. Étrangement, pour le moment, il n'avait pas envie de faire l'amour, mais juste de rester là, offert, blotti contre Grim, à respirer son parfum d'épices.
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Lun 24 Nov - 22:49:03

La, il restait simplement à le tenir contre lui, attendant cette fameuse réponse.
Chez beaucoup de gens, la tendresse qu'il était capable de donner avait tendance à étonner. On le voyait comme le dominateur, un type froid et sans sentiments, cruel, sadique, totalement dérangé. Quand bien même ces allégations étaient pour beaucoup dans le vrai, il n'en restait pas moins un homme. Et un homme aime pouvoir serrer un corps chaud et aimant contre le sien, pouvoir oublier, grâce à ce corps, les problèmes du quotidien.
Pourtant, malgré ce qu'on pouvait en penser, son enfance n'avait pas été atroce. Parfois, ses victimes lui avaient demandé. Qu'a tu vécu pour devenir aussi mauvais? Pourquoi, quelles atrocités a tu subis?
La réponse était rien, c'était sa nature profonde, il était né ainsi. Ses parents avaient été des modèles en terme d'éducation. Foyer heureux, couple parfait, il avait même été pourris gâté. Simplement, les notions qu'on lui avait inculqué étaient sans doute différentes de celles des autres enfants, ou tout du moins le supposait-il. Son père possédait lui même un sens très relatif du bien et du mal, et il avait toujours été baigné dans ce climat particulier. Même sa mère, qui lui avait apprit à merveille les usages en société et comment respecter les autres ne s'était jamais souciée de lui apprendre « pourquoi c'est mal de tuer et de torturer » ou « tu dois pas te venger ou réduire en bouillie pour éradiquer une menace ».
Bref, une enfance heureuse, mais dénuée de toute morale commune à l'humanité en générale.
Mélangez le tout, donnez une grande intelligence au rejeton, attendez quelques années et quelques traumatismes et observez le résultat.

La manière dont il avait été élevé pouvait donc expliquer pourquoi il était capable d'être tendre, amoureux, délicat même parfois, alors qu'en parallèle il pouvait être une vraie machine de destruction.
Cette ambivalence, il le savait, était aussi une chose qui attirait chez lui. Les gens avaient l'impression de jouer avec le feu, de se payer le luxe d'avoir une relation avec un être dangereux et au delà de toute morale. Sans doute paraissait-il exotique, différent. Et sans doute cela jouait-il en sa faveur. Mais c'était aussi pour ça qu'il voulait quelqu'un capable de l'accepter et de le supporter même en sachant ce dont il était réellement capable.
Quelqu'un qui l'apprécie pour ce qu'il était vraiment, pour ce qu'il pouvait apporter. Grim considérait que James faisait partie de cette catégorie de personne, plutôt rare en fait. C'était la raison pour laquelle il le serait contre lui maintenant, ses mains caressant doucement le bas de son dos, pour laquelle il appréciait sa présence. En plus d'apprécier sa compagnie, le blond savait que son amant était capable d'en faire autant malgré sa peur et son incompréhension. Un soulagement, une félicité, appelez ça comme vous voulez. Même sans amour, c'était amplement suffisant au russe pour se sentir bien, pour se sentir en paix.
Cette sensation, il l'avait connue avec très peu de personnes, elle lui avait presque manqué. C'était particulier, et presque un peu choquant de la retrouver aussi vite avec une personne qu'il connaissait depuis peu de temps au final.
Mais James étant ce qu'il était, et semblant s'accorder parfaitement à lui, ce n'était pas tellement étonnant.

-Je ne pensais pas à mal.

Une manière de montrer qu'il se souciait de ce que pensait son amant. Difficile de s'y habituer et d'accepter, à ce type de relation, lorsqu'on avait pas l'habitude. Son cadet, en tant qu'archétype du bon fils de famille désireux de plaire et de respecter les règles conservatrices édictée par le maitre de famille, faisait preuve de beaucoup de reniement. Viendrait un jour ou, avec Grim, il se laisserait dominer par plaisir, ou il n'aurait plus peur. La confiance était nécessaire, mais ils en étaient encore au balbutiement de leur relation, ils devaient apprendre à faire l'un avec l'autre. Mais pour l'instant, du travail l'attendait encore. Pendant quelques minutes encore, il resta la, tranquillement, le serrant tout contre lui, venant caresser ses cheveux. Enfin il l'écarta, l'embrassa délicatement, et sans le lâcher, le prenant par la taille, l'emmena jusqu'à la table.
Le faisant s'assoir à la place qu'il avait quitté il y a quelques minutes, le blond murmura dans le creux de son oreille.


-J'ai du travail à te donner. Je pense que tu trouvera ça intéressant.

D'un coup de baguette, une petite pile de livre apparut sous le nez de l'étudiant. L'air anciens, certains étaient couverts de poussière. La plupart provenaient de la collection de son père, et étaient interdits par le ministères. Traités de magie noire avancée, manuscrit sur différents rituels, nécromancie...
Oui, c'était des années et des années de recherche et d'archivage de livre qui auraient été détruit autrement, pour respecter le politiquement correct. Certains dataient même du grand père de Grim, qui avait lui aussi été un chercheur et un nécromant très habile.
Posant la main au sommet de la pile, il se tourna vers James avec un sourire.


-Voila, il y a dans ces livres...Un sujet que j'aimerai que tu étudie. Il est possible que tu trouve très peu d'informations. C'est au sujet de cette boule, ils parlent de...D'anti magie, ou d'un détecteur. Je n'ai pas le temps de chercher en détail, mais tu serai gentil de noter chaque information, aussi insignifiante soit elle.


Eh bien, puisqu'il était la, il allait se rende utile, le jeune. Ces livres étaient bourrés d'information qu'il ne verrait jamais ailleurs, alors qu'il en profite. Si en même temps, il pouvait rendre ce petit coup de main à Grim, c'était d'une pierre deux coups. Avec un nouveau sourire engageant, le blond retourna s'assoir à sa place. S'il ne prenait pas le temps de faire ça lui même, c'est qu'il espérait pouvoir avancer vite dans les expérimentations à venir. De nouveau, sa baguette s'éleva, tournoya et une boule plus grosse, entièrement noire, se déplaça depuis une étagère jusqu'à la table. Alors qu'elle s'y posait avec douceur, le russe attrapa l'autre objet rond, et enfourna la boule d'argent dans celle plus grande. Les doigts placés sur les tempes, les lunettes à nouveau sur le nez, et à nouveau mal à l'aise, il commença son observation.
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James Kirkby
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Mar 25 Nov - 17:41:38

Grim s'était fait tendre et rassurant pour parler à James, et le jeune homme sentit ses craintes et ses appréhensions le quitter. Il s'était emballé pour rien, le Russe était bien toujours le même, chacun de ses gestes le prouvait ; il n'était ni plus dur, ni plus méprisant pour s'adresser à son cadet, au contraire ; il semblait même prendre un soin tout particulier à dissiper ses inquiétudes. Le brun s'abandonna entièrement, laissant les mains de Grim caresser son corps sans rien manifester de particulier, sans aller au-devant des caresses. En d'autres circonstances, il se serait fait plus pressant, aurait fait comprendre à son amant qu'il désirait autre chose ; un regard, un mouvement un peu tendancieux auraient suffi. Mais il n'avait envie de rien de mieux, à cet instant ; rien d'autre que cette étreinte et que ces chastes caresses.
Le Russe confirma en quelques mots qu'il n'avait pas eu de mauvaises intentions à son égard, avant de l'embrasser- sans oublier au passage de lui caresser les cheveux. C'était tout de même étrange, cette attirance pour la chevelure noire de son amant. James avait vite compris qu'elle exerçait un véritable attrait sur Grim, et il avait pensé à quelques moyens d'utiliser cet atout dans des situations plus intimes... Il les essaierait bientôt, c'était décidé, puisque son aîné appréciait tant ses cheveux. Il était probable qu'une telle initiative satisferait Grim ; voir son jeune amant non seulement s'abandonner, mais aussi aller au-devant de ses désirs, essayer d'imaginer ce qui pourrait lui faire plaisir, serait sans doute agréable pour le mâle dominant qu'il était.
James profita du baiser pour passer lui aussi une main dans les cheveux de Grim, mais sans insister autant que son hôte le faisait avec lui ; simplement pour essayer. Le Russe n'avait pas tort, c'était doux, fluide, agréable au toucher, assez excitant finalement... à retenir pour d'autres occasions.
Le jeune Mangemort ne connaissait pas beaucoup son amant, mais il l'avait assez observé pour savoir que rien de physique ne suivrait ce baiser ; c'était seulement une façon de montrer son affection et de tranquilliser un amant inquiet avant de passer à autre chose. Si le baiser avait été le prélude d'ébats passionnés, il aurait été plus long, plus langoureux, et ponctué de gestes plus précis ; en l'occurence, Grim l'avait volontairement fait sobre, comme pour dire que le moment n'était pas venu. James ne protesta donc pas lorsque son hôte le ramena à la table en lui confiant un travail ; après tout, autant se rendre utile, et peut-être se cultiver par la même occasion. Le brun s'installa, remercia d'un sourire son amant qui lui avait tendu plume et parchemins, et prit le premier livre de la pile. Un dernier regard à Grim dont la concentration semblait revenue tout entière, et il inscrivit le titre de l'ouvrage sur son parchemin, prêt à reporter les informations qu'il y trouverait.
À voir les caractères d'imprimerie démodés utilisés, et l'état d'usure des pages, le bouquin avait bien cent ans. C'est donc avec un infini respect que le brun le manipula, en homme conscient de la valeur du savoir vénérable contenu dans ces pages.
La recherche au sujet de la boule qu'étudiait Grim ne donna rien dans ce premier livre, mais James retira de précieuses informations de sa lecture rapide ; il avait fini par prendre un autre parchemin pour ses notes personnelles, et en avait noirci une longueur respectable. Parvenu à la dernière page, il inscrivit laconiquement « rien » sur le parchemin destiné à Grim, tira un trait et nota le titre du deuxième bouquin. Celui-ci lui fournit matière à prendre une dizaine de lignes de notes pour son amant, d'une écriture soignée, avec références précises aux pages et citations à l'appui. Le jeune homme avait scrupuleusement noté ce qui pouvait servir à Grim dans son étude, mais il ne comprenait pas mieux pour autant ce qu'était cette fameuse boule. Ses notes personnelles atteignaient en revanche un volume considérable, qui prouvait la capacité de l'ancien Serdaigle à tirer des enseignements d'une lecture, si rapide fût-elle ; peut-être Grim serait-il intéressé par ces notes...
Avant d'attaquer le troisième livre (et la pile n'avait pas beaucoup diminué), James s'accorda une brève pause. Posant sa plume, il s'étira, se frotta les yeux, étendit ses jambes, alluma une cigarette, et sourit à Grim qui avait levé la tête ; il reprit ensuite sa tâche, sans parler, très concentré, en oubliant même de terminer sa cigarette qui se consuma dans le cendrier. Le troisième ouvrage était plus compliqué que les deux autres, et il lui demanda nettement plus de temps et d'attention ; lorsqu'il eut terminé, il en avait extrait encore quelques notes pour Grim, et beaucoup pour lui.
La pièce où travaillaient les deux hommes n'avait pas de fenêtres, et James ne portait pas de montre, de sorte qu'il lui était impossible de savoir depuis combien de temps il se trouvait là. C'est son estomac qui finit par le rappeler à l'ordre ; le jeune homme hésita un instant puis s'enhardit à demander- sa voix, après tant de silence, n'était pas plus élevée qu'un murmure :


-Grim... excuse-moi... Tu aurais quelque chose à manger ? je commence à crever de faim...

Le jeune Mangemort n'avait avalé qu'une tasse de thé le matin, et il devenait urgent de nourrir cet organisme exigeant. À dix-neuf ans, James dévorait littéralement, et il fallait vraiment qu'il fût mal pour sauter un repas. Ç'avait été le cas récemment ; son entrevue avec Lord Voldemort lui avait coupé l'appétit, mais cela se remettait en place- à preuve, le grondement déchirant que son système digestif émit à cet instant précis. Le jeune homme rougit en l'entendant, adressa un sourire gêné à Grim, en se disant que finalement, les lunettes lui allaient plutôt bien.
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MessageSujet: Re: Cottage de Grim Wolkoff   Mer 26 Nov - 19:40:06

Une fois de plus, James réagit comme Grim avait envie qu'il le fasse. Et c'était une réaction naturelle. Calmé, rasséréné, il s'était laissé aller dans ses bras.
Une grande capacité d'adaptation, et même si son cadet n'était pas franchement ouvert d'esprit, il avait d'excellent réflexes.
Mais soit, puisque l'incident était oublié, maintenant, il pouvait passer à autre chose. En plus du fait que savoir que son amant avait été troublé, autre chose l'avait empêché de travailler comme il le fallait. C'était une des nombreuses choses qui faisait qu'il avait toujours tellement de peine à travailler avec quelqu'un d'autre. Dès que la personne en face de lui était un peu déconcentrée, pensait à autre chose, montrait des signes de nervosité...Il n'y arrivait plus.
Sans l'affecter vraiment, il se fichait des autres en général après tout, ça suffisait à attirer son attention, à lui titiller les nerfs. Le blond se souvenait avoir invectiver un collègue qui n'arrêtait pas de jouer avec sa plume pendant qu'il écrivait. Et vas y que je donne un coup sur mon encrier, que je la fait tourner entre les doigts, que j'en mâchouille un bout...
Pendant dix minute, il l'avait supporté avant d'exploser et de le mettre à la porte de son bureau, relativement diplomatiquement, pour continuer son travail seul quitte à devoir tout faire lui même.

Le russe s'était donc totalement plongé sans son travail. Le temps n'existait plus, plus rien n'existait hormis la feuille de rapport, les livres, et les objets à expérimenter...Et plus rien ne comptait à part les résultats. Parfois, en s'oubliant ainsi, il avait travaillé durant des jours, avant que son chat ou un collègue ne le ramène à la réalité.
Ce soir, il comptait travailler longtemps, et peut être faire nuit blanche. Manger, dormir? Totalement secondaire. Le mangemort était donc la, travaillant sans relâche, prenant des notes, s'arrêtant parfois pour réfléchir, se torturant les méninges. Il avait finit par sortir la petite boule argentée de la grosse boule noire. Des réactions étranges s'étaient produites, mais maintenant il avait un début de piste. Si c'était bien ce qu'il pensait, c'était à peu près inutile, sauf dans de très rares cas. De toute manière, il n'aurait pas l'occasion de tester. Trop dangereux. Le petit objet en argent était donc surement condamné à finir sa vie dans une étagère du ministère, catalogué et listé, à attendre son heure, qu'on en ait besoin.
Mais tant que l'hypothèse n'était pas sure, il fallait écarter toutes les autres possibilités. Ce qu'il fit en la testant à l'aide d'autres moyens. Elle fut plongée dans une solution faites à base de différents ingrédients, sans donner de réaction, ouverte, refermée, soumise à différents charmes et sortilèges...
Le temps passait, le rapport avait maintenant une taille bien conséquente et Grim arrivait parfois à tirer un effet de l'objet en étude. Tout allait pour confirmer ce qu'il pensait, et il était loin d'avoir finit lorsque, peut être deux...ou trois heures...Ou plus, il ne savait pas après tout, la voix de James retentit pour briser le silence.

Relevant la tête de sa feuille, l'air vaguement à l'ouest, le blond commença d'abord par observer son amant, pas sur de bien comprendre. Il était encore en mode travail. Décoder la volonté de l'autre...Son cadet avait besoin de nourriture? Se sustenter pour pouvoir continuer à travailler. Cela lui rappela vaguement quelque chose. En effet, cette action ne lui était pas inconnue. Un corps à besoin d'énergie pour survivre, la nourriture apporte l'énergie. Le bruit produit par le ventre de James le sortit totalement de sa torpeur et de ses considérations scientifiques sur l'utilité de la nourriture. En effet, il avait commencé à partir dans des délires, voulant mettre au point une potion permettant de se passer de nourriture, pour pouvoir travailler plus longtemps.
Un sourcil se haussa, il déposa sa plume. Considérant son travail...Le fait qu'il soit en vacance...Et que tous les deux avaient bien avancé...
Prenant un ton calme, après avoir baillé, il parla.


-Manger hein? J'suppose que oui...Tu a fais du bon travail, on peut monter, je vais cuisiner un truc, Peluche doit avoir faim aussi.

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