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| | Cours n°2 > Sortilège d'attraction (Années 4,5,6,7) | |
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Pénombre Craft Elève de Serpentard 7ème année


Age : 23 Inscrit le : 02 Avr 2006 Messages : 1891 Localisation : L'endroit physique ou mental ?
 | Sujet: Re: Cours n°2 > Sortilège d'attraction (Années 4,5,6,7) Lun 17 Nov - 20:35:53 | |
| Pénombre avait doucement entrepris de libérer sa coutumière plume noire d’écriture de son écrin de métal argenté lorsque Neville Londubat fit une habituelle entrée remarquée en salle, suivit de près par l’originale Malicia Fowl.
La Ténébreuse adolescente laissa se dessiner l’infimité d’un sourire moqueur sur son pâle visage tandis qu’elle analysait superficiellement l’ampleur des sentiments controversés qui se trahissaient au sein des propos du Professeur Flitwick, celui-ci sembla effectivement, par deux reprises, manifester sa nette tendance au favoritisme, en s’adressant explicitement au jeune Lion Rouge de Gryffondor qui avait été élevé au rang de Préfet l’année précédente. Il paraissait y faire une certaine fixation inconsciente et quémanda, peu subtilement, une paire de réponse au rouquin, dont la fiabilité attendue était plus que discutable. Car comment pouvait-il croire que Craig était capable de deviner plus efficacement ou rapidement que les autres apprentis sorciers présents, la cause du retard de leurs camarades ? Etrangement, l’enseignant n’avait pas délégué d’habituelle préférence pour la célèbre personnalité d’Harry Potter, qui pourtant se distinguait nettement dans la maigre assemblée d’adolescents ponctuels, par son allure si renommée…
Mais une autre silhouette s’ébauchant lentement sur le pas de la porte captiva soudainement son attention rien qu’à l’allure d’ensemble arborée par le nouveau venu, car celle-ci semblait sensiblement signaler la notable petite différence qui interpela presqu’immédiatement la vigilance de la Vipère. Pénombre ne doutait pas connaitre l’identité du jeune confrère de sa maison s’avançant présentement dans la pièce pauvrement peuplée, car sa pâle peau de roux, la frappante profondeur de son regard émotif ainsi que la multitude d’éphélides ornant ses joues rosies de froid, étaient aussi probantes que la calligraphie de son patronyme. Pourtant, la Reptile ne se rappelait pas qu’il faille s’exposer à découvert sur l’évident chemin qui conduisait directement de la fosse aux Serpents jusqu’à l’aile du Château, où le professeur Flitwick avait coutume d’enseigner. Alors quelles énigmatiques raisons avait donc détourné Merwyn des intérêts magistraux du cours de Sortilèges et Enchantements ? L’attirant de leurs suaves chants tentateurs vers un attrayant détour en extérieur ? Quelques aient été les causes de son excusable retard, l’obscur manteau trempé, associé à la neige fondue qui ruisselait doucement jusqu'à la pointe flamboyante de ses cheveux mouillés, l’avaient indéniablement trahi.
Elle le regarda intensément, avec douceur, avec curiosité, plongeant sans pudeur ses profondes prunelles de jais dans le regard aux délicats reflets émeraude de son confrère de maison. L’insolite prénom de Merwyn constituait certainement l’intégralité de ce que la septième année connaissait rationnellement de ce jeune sorcier, qui venait pourtant de lui adresser la parole dans un joli sourire et cela bien que l’anglaise se souvint l’avoir déjà croisé, plusieurs fois, au détour d’un couloir de la Citadelle, également entraperçu au cœur sombre de leur salle commune. D’allure timide aux semblants de tempérament réservé, le jeune garçon s’était inventé plutôt discret ces dernières années, rare au sein des populaires activités scolaires de Poudlard comme le Quidditch, la Communauté Duelliste ou bien le Club privilégié de Slughorn, si aisément que la Rusée en avait inexorablement oublié jusqu’à son existence... Néanmoins, maintenant que le sorcier se tenait de nouveau face à elle, la brune aux yeux clairs ne put que remarquer qu’il persistait toujours l’intrigante esquisse impénétrable de son silence aux méandres profondes de ses iris, comme il émanait encore de son lui, l’aura étrange se dégageant inlassablement de son mystérieux visage aux multiples tâches de son. Une sorte de force vibrante, imperceptible dont l’essence fondamentale lui était, à force d’entêtement, devenue indéniablement sauvage puisqu’il paraissait s’agir de l’écho singulier de la nature qui battait, pulsait vivement en son être fragile, un lointain appel sourd et subtil qui ne cessait d’attiser l’intérêt de sa moitié d’âme animale, de l’animae qui sommeillait en elle.
Il avait abordé si légèrement, sur un ton presqu’enjoué, le fameux thème récurent des nombreux articles parus, ces derniers temps, dans la Gazette du Sorcier, que ce simple fait incita aussitôt la complicité à naitre entre les deux Verts et Argents. Pénombre ne put retenir un sincère sourire amusé de glisser sensuellement sur ses lèvres pleines et elle lui répondit malicieusement, tout en lui décrivant élégamment un signe d’invitation de la main, qui exprimait son vif souhait de le voir prendre place à ses côtés :
« Peut-être bien, sait-on jamais ! Pourrais-je donc profiter de ta présence ce cours-ci ? »
La leçon débuta enfin, au terme d’une vaine attente qui ne parvenait malheureusement à aucun dénouement favorable, d’un interminable prologue qui accablait tragiquement d’une pénible perte de temps, les assidus élèves qui avaient singulièrement manifesté la justesse et le respect de se présenter à l’heure. Une question fut posée, une interrogation étrangement basique pour leur haut degrés d’études et la Ténébreuse écouta distraitement les différentes réponses proposées au Professeur, avide de déceler les réels objectifs de cette troublante déqualification d’enseignement. Merwyn fut le plus rapide à prendre la parole et il exposa clairement de sérieuses connaissances approfondies sur le sujet tandis que le Lion de quatrième année se contenta seulement de compléter l’exposé de son camarade.
Puis les travaux pratiques suivirent finalement l’exorde de l’hebdomadaire leçon, incitant la belle anglaise à se saisir fermement de l’ébène sombre de sa baguette magique, y sanglant ses longs doigts diaphanes, aux trompeuses allures fragiles, dans un enthousiasme faiblement dissimulé. Son limpide regard pétillant de perfidie se posa alors mutinement, dans un mélange passionné de défi et d’amusement, sur le pâle visage de son jeune camarade de classe, puis l’héritière des Craft se leva silencieusement de son tabouret sans cesser de provoquer taquinement Merwyn. Enfin, la sorcière acheva, espiègle et radieuse, son amicale incitation à la compétition en un délicieux sourire, aussi coquin que canaille, qui exposait franchement l’excitante existence d’un savoureux gage qui serait imputé au moins performant des deux sorciers par la volonté de son honorable vainqueur.
Elle devait soigneusement concentrer son esprit dans l’effort, faire totalement abstraction de ce qui se trouvait autour d’elle, camarades effervescents, bruissements de robes et de chaises induites par le mouvements des apprentis sorciers, se déposséder entièrement de son environnement à l’exception faite de l’unique manuel de Sortilèges et d’Enchantements, de la distance physique qui séparait encore celui-ci de sa paume de main tendue contre sa cuisse. Mais avant de lancer le sort qui départagerait ponctuellement les deux Rusés, l’ancienne Championne du Tournoi des Quatre Maisons se livra, comme de coutume, à une simulation mentale, tentant consciemment de recréer, le plus parfaitement possible, le trajet adéquat que devra suivre sa cible afin d’optimiser l’équilibre de la charge par la Magie, la façon avec laquelle l’adolescente serait obligée de soutenir son poignet pour conserver précisément le flot incantatoire régulier, cela dans l’objectif difficile de délivrer le plus uniformément réalisable, l’essence active du sortilège.
Enfin, Pénombre se lança, articulant fidèlement le légendaire :
« Accio manuel de sortilèges et d'enchantements. »
Prononcé avec suffisamment de force sans néanmoins y imprimer toute une maladroite puissance qui rendrait immanquablement sa maitrise dangereusement précaire et incontrôlable, l’incantation fit aussitôt jaillir une longue langue fine de lumière incolore qui s’élança immédiatement vers la victime citée. Rien d’exceptionnel jusqu’ici car la Ténébreuse connaissait par cœur ce sort, depuis longtemps, et son exercice n’avait vraiment plus rien d’original en cet instant où elle appelait simplement un objet par son intermédiaire. Seul l’ardu pilotage de la cible vers une destination aussi fixée, exiguë et immobile que devait en représenter la main diaphane de Pénombre, constituait un enjeu aussi pédagogique qu’intéressant et cette distrayante pensée, traversant fugacement l’esprit tendu de la demoiselle, déstabilisa légèrement sa concentration, ce qui eût l’irritante conséquence de faire tanguer sérieusement son livre vers le sol dans une terrible esquisse de chute. Heureusement, la septième année se reprit d’un rapide et vif mouvement rotatif du poignet, qui compensa in extremis l’infâme attraction promettant sévèrement l’amertume de l'échec.
Le pesant livre avait maintenant parcouru une distance notable, qui ne cessait d'ailleurs, d’anxieusement approcher le moment fatidique où la Serpentarde devrait battre le rappel ultime de ses forces mentales et amorcer son atterrissage. Seulement quelques maigres centimètres séparaient encore l’ouvrage de sa paume ouverte et la descendante des Craft commençait à ressentir une furieuse crampe s’installer dans son index crispé sur son outil magique, mordre sa chair de plus en plus profondément, tandis qu’elle dirigeait du mieux qu’elle le pouvait, l’encombrant imprimé. Ce dernier tremblait graduellement plus nettement, écho à la contraction de la main maitre quand, craignant sincèrement d’échouer devant les signes de faiblesse de sa posture, l’anglaise referma précocement sa manuelle étreinte sur la couverture traite du livre, qui manqua évidemment de se déchirer sitôt l’ouvrage délivré par le lien magique.
Pourtant, trop tôt affranchi d’une résistance pesante par les phalanges de la brune aux yeux clairs, le flux magique s’était inopinément retrouvé délivrer d’une charge gravitationnelle importante et avait donc pu légèrement dévier en avant, sur le côté gauche du corps de la sang Pur, là où elle avait offert la paume de sa main et il vint frapper durement le postérieur d’un élève du rang supérieur. Harry Potter reçut ainsi une cravachée magique, aussi sèche et sifflante que l’aurait été une claque bien appliquée, avant que le filet de lumière ne s’évapore tranquillement dans une étincelle.
Un accident somme toute, mais qui oserait croire que cet imprévu n’était, en fait, que pure intentionnel malveillante ? _________________
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|  | | William J. Craig Préfet de Gryffondor 4ème année


Age : 99 Inscrit le : 05 Jan 2007 Messages : 1197 Localisation : ---->
 | Sujet: Re: Cours n°2 > Sortilège d'attraction (Années 4,5,6,7) Mer 19 Nov - 18:24:49 | |
| Cinq points pour le sablier des Lions, ce n'était pas mal, même si ce n'était vraiment pas énorme... Mais au moins, William avait gagné quelque chose, il ne se présenterait pas les mains vides devant sa co-préfète... Page gagnait des quantités de points, à tel point que le rouquin lui disait parfois qu'elle avait rempli la moitié du sablier à elle seule. Il essayait de rivaliser avec elle, mais c'était impossible, elle avait trop d'énergie. Lui préférait rester plus tranquille, plus cool, quitte à être moins productif... Enfin, cette fois, sa réponse avait été récompensée, et il remercia l'enseignant d'un sourire. Flitwick était l'un des professeurs préférés de beaucoup d'élèves, William compris, pour la gentillesse et l'humanité dont il faisait preuve. En sortant d'un cours avec Rogue, c'était important d'avoir face à soi quelqu'un de sympathique... cela permettait de voir la gent professorale sous un autre angle. Flitwick avait aussi la grande qualité de ne pas passer des heures à disserter ; avec lui, les travaux pratiques formaient la majeure part du cours, pour le plus grand plaisir de William. Le rouquin prit sa baguette magique dans sa poche, et tira de son sac le livre conseillé par l'enseignant ; un volume qui lui sembla tout de même assez gros, bien que le professeur ait conseillé de s'entraîner sur des objets légers. Le préfet hésita, observa autour de lui ; tout le monde travaillait avec le livre, il n'allait pas être le seul à faire autrement... Il posa donc son manuel sur la table, recula de deux pas, et fixa l'objet comme s'il voulait l'ensorceler juste avec les yeux. Harry lui avait expliqué que l'essentiel dans ce sort, c'est la concentration... William fit de son mieux pour ne plus voir que ce livre, pour ne plus désirer qu'une chose, le faire venir... puis il leva sa baguette et articula distinctement :
-Accio manuel !!
Rien, pas le plus petit frémissement. Bon, c'était certainement normal... Un peu dépité, William répéta l'opération, deux fois, trois fois, six fois au total avant d'obtenir un résultat. Le bouquin se souleva, monta à dix centimètres, et retomba lourdement sur la table. Il avait bougé !! pas dans le bon sens, mais il avait bougé ! Cette première étape encouragea le jeune Lion, qui redoubla d'efforts. Les sortilèges étaient une matière qu'il appréciait, mais dans laquelle il avait des difficultés car il manquait de confiance en lui. Et d'ailleurs, en regardant ses camarades, il jugeait toujours qu'il était celui qui s'en tirait le plus mal. William posa sa baguette, étendit ses doigts, inspira un grand coup et repartit à l'attaque. Les conseils donnés autrefois par Maugrey lui revenaient à l'esprit ; faire comme si l'échec était tout bonnement impossible, comme si le livre était destiné, quoi qu'il advienne, à venir se poser dans ses bras.
-Accio manuel !
L'ouvrage parcourut cette fois quelques centimètres en direction de William, mais s'arrêta avant d'avoir fait la moitié du chemin. Dommage, il y avait pourtant cru autant qu'il était possible... Un peu découragé, le rouquin remit le bouquin en place et observa ses camarades. Evidemment, tout le monde y arrivait mieux que lui. Reculant à nouveau, il répéta la formule :
-Accio manuel !!
Sans y penser, il avait ponctué sa formule d'un mouvement circulaire du poignet, et sa baguette laissa échapper quelques étincelles bleues qui le laissèrent stupéfait. Du côté du livre, en revanche, rien ; il n'avait pas bougé d'un millimètre, et était resté aussi bête et immobile qu'une pierre. Bon, il fallait donc éviter les gestes circulaires... William se concentra, les yeux fermés, la mâchoire crispée, et s'écria (sans se rendre compte du volume sonore) :
-ACCIO MANUEL !!
Cette fois, ça ne pouvait que marcher, il avait appliqué les conseils de Maugrey et était condamné à réussir. De fait, l'ouvrage quitta sa place à vive allure, et alla s'enfoncer, à pleine vitesse, dans l'estomac d'un William sans méfiance. Le préfet eut le souffle coupé un instant, mais une grande joie lui faisait oublier ce désagrément ; il avait réussi ! Replaçant le livre, il tenta de renouveler l'exploit, mais ne parvint qu'à de demi-résultats, comme auparavant. Il faut dire qu'il craignait de rééditer sa maladresse et de se faire rappeler à l'ordre par l'enseignant ; un manuel volant si rapidement pouvait être dangereux... William prononçait donc la formule timidement, et le livre s'écrasait au sol avant d'arriver jusqu'à lui. Il réessaya plusieurs fois, puis, découragé, jeta le livre dans son sac pour refaire une tentative, mais avec un objet plus léger, cette fois. Sa gomme, par exemple. _________________
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|  | | Harry Potter Elève de Gryffondor 6ème année


Age : 20 Inscrit le : 25 Oct 2007 Messages : 480 Localisation : Là où les ennuis se trouvent
 | Sujet: Re: Cours n°2 > Sortilège d'attraction (Années 4,5,6,7) Jeu 20 Nov - 21:31:43 | |
| Le TP...Harry se doutait qu'ils en arriveraient là. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres sans trop s'étirer toutefois car l'adolescent gardait en mémoire ses pensées précédentes: être encore plus concentré que la normale parce que l'exercice était déjà bien connu; raison de plus pour se relâcher un peu trop et tout rater. Le sorcier regarda ses camarades se mettre au travail avant de ramener son attention sur son manuel. Du regard l'adolescent le soupesa, imaginant quel poids il pouvait bien faire. Analysant aussi la trajectoire que l'objet aurait à effectuer pour atterrir entre ses doigts. C'était à ce moment de concentration importante-rare chez lui- que le garçon ressentit une vive douleur dans...Le derrière.. Si si vous avez bien comprit! Le Survivant eut l'impression qu'un fouet venait de claquer sur ses pauvres fesses...Comprenant en un quart de millième de secondes la honte qui pourrait en résulter le Survivant évita sagement de porter sa main à cet endroit fâcheux fort fâché pour le moment, tant que Harry ne pourrait certainement pas s'assoir avant 5 bonnes minutes...
Cependant il ne put empêcher un léger cri de douleur mêlé à la surprise de s'échapper de ses lèvres avant que son visage ne se tourne automatiquement vers Pénombre Craft juste derrière lui. Bien sûr le Gryffondor n'ayant pas le don de double vue ne pouvait deviner que la Serpentarde était l'auteur de ce "sacrilège"; en fait il n'y avait aucun indice, aucune trace d'un quelconque fouet ou sort...Se serait-il imaginé toute cette douleur pourtant bien réel? Le garçon fronça les sourcils, espérant que son petit cri de douleur ne s'était pas fait entendre, étouffé par les incantations de ses camarades absorbés dans son travail. Le Brun posa ses yeux verts dans ceux de Pénombre pendant quelques secondes avec intensité, semblant chercher d'où provenait ce claquement de fouet invisible. En même temps, sans avoir le don de vue mais un minimum de cervelle cela devenait de plus en plus évident que la coupable n'était autre que la Serpentarde (autorisation de Pénombre ^^). Ils étaient trop peu dans cette classe pour que ce soit quelqu'un d'autre...Et puis c'était la seule Verte et Argent du cours...De même ce n'était pas un accident, les autres étaient trop loin. Mais la septième année avait-elle fait exprès ou non? Cela étonnerait fortement le Survivant...Cette fille était asez douée en magie pour ne pas faire une erreur aussi grossière et elle était bien assez sournoise pour s'amuser d'une chose aussi puérile. Harry qui avait cassé le contact visuel avec son aînée en reprit le fil; plongeant ses yeux verts dans ceux de la Vipère, sans rien dire toutefois...Tout ce qu'il gagnerait à vociférer serait une humiliation en règle faute de preuves; Pénombre nierait certainement et puis même...Autant ne pas entrer dans son jeu, c'était tellement "gamin".
Harry reprit le cours de son exercice non sans avoir offert un regard intense à sa voisine de derrière cependant; se voulant décourageant afin que la septième année n'ait pas l'idée sotte de recommencer. Le Lion reprit son travail là où il l'avait laissé. Pour la technique l'adolescent se servit plus de son expérience que des dires du professeur. Le jeune sorcier avait vu ce sortilège en 4 ème année, c'était loin tout ça...Tout comme la coupe de feu me direz-vous. Oui mais il y avait tout de même une petite différence entre un cours d'une heure et une tâche du fameux tournoi n'est-ce pas ? Harry avait donc conservé comme souvenir son "combat" avec la Dragonne Mayar à pointes. Il se remémora précisemment la scène, celle-ci mais aussi les entraînements précédent cette dernière dans des petites salles vides entre deux cours; loupant parfois ses repas pour travailler ce sortilège avec Ron et Hermione...
Le Survivant sourit à William qui avait finalement réussi, malheureusement une seule fois apparemment. Cependant le Gryffondor lui offrit un signe de tête qui se voulait encourageant. Le préfet ne devait surtout pas abandonner...A son âge c'était normal de peiner avec ce sort. Harry avait réussi en 4 ème année à le maîtriser parfaitement parce qu'il n'avait pas eu le choix mais jusque là le sorcier était incapable d'avoir des résultats stables avec "Accio". L'adolescent leva sa propre baguette; il chassa volontairement la voix de Flitwick en 4ème année qui raisonnait dans son esprit; chantant de sa petite voix flûtée les gestes à effectuer. Ces temps-là étaient trop loin, trop flous pour que les dires du minuscule enseignant soient justes, cela ne ferait que l'emmêler...
-Accio Manuel
Le Gryffondor avait dit cela de la voix la plus sûre et la plus concentrée possible. Comme il y avait deux ans de cela Harry vit l'objet concerné s'envoler avec vivacité pour venir à lui, attiré comme un aimant. Jouant sur ses réflexes d'attrapeur de Quidditch le Survivant tendit ses doigts. Le livre arriva un peu trop vite comme toujours, un défaut qui était resté dans la manipulation de ce sortilège. Le Lion avait put améliorer la précision quasiment parfaite désormais-Ca valait mieux face à une dragonne enragée- mais pas la vitesse et la force. Aussi le lourd manuel toucha ses doigts sans délicatesse, les faisant légèrement ployer tandis qu'une petite grimace de douleur contenue se peignait sur son visage...Mais c'était tout de même moins douloureux que l'étrange coup de fouet que lui avait lancé volontairement-Il en était quasiment sûr; au moins à 99,9 %- par Pénombre Craft. Cependant satisfait et content d'avoir été assez concentré pour réussir de suite sans que le livre n'ait prit une trajectoire imprécise le sorcier se rassit à sa place; posant le manuel sur son pupitre et attendant sagement les prochains événements. La douleur dans son pauvre Derrière s'était enfin tue et l'imitant, Harry décida de ne pas créer de vagues à propos de ça. La Sournoise n'attendait probablement que ça or le Survivant ne voulait pas lui offrir cette joie...
[HJ: je me suis permis de réussir mon sortilège du premier coup, non pas pour jouer au plus fort, à Superman ou je ne sais quoi encore...C'est juste que Harry est tout de même en sixième année et qu'il a bien apprit ce sort pour la coupe de feu...Si ça ne va pas, dites le moi] _________________
Dernière édition par Harry Potter le Dim 30 Nov - 2:45:03, édité 1 fois |
|  | | Malicia Fowl Elève de Serdaigle 6ème année


Age : 19 Inscrit le : 05 Fév 2006 Messages : 508 Localisation : Dans la lune...
 | Sujet: Re: Cours n°2 > Sortilège d'attraction (Années 4,5,6,7) Ven 21 Nov - 17:01:48 | |
| L'enfant aux cheveux bleus était ailleurs. Où exactement, nul ne le savait. Loin de se mettre immédiatement à la pratique, elle était là à rêvasser le regard perdu au loin. La jeune fille avait écouté distraitement les conseils du professeur. Elle avait le nez à la fenêtre et regardait la neige. Ce blanc manteau qui cachait toutes les impuretés du paysage. Elle voulait être en bas, à profiter des joies de l'hiver plutôt que de rester coincer en cours. Son esprit vagabondait par mont et par vaux. Elle s'imaginait filant sur les pentes du parc, étrange nymphe amoureuse de la neige. Elle voulait tourbillonner, danser au milieu du froid élément. Ce fut en quelque sorte grâce à la Serpentard que Malicia revint à la réalité. En effet le bruit de l'impact la fit sortir de ses songes. En voyant la collision du manuel avec Harry Potter, la jeune fille ne put s'empêcher de sourire. Était-ce fait exprès ou était là une véritable inattention ? La Serdaigle n'aurait pas su le dire. Elle se secoua rapidement. Elle était en cours et devait pour cela travailler sa pratique. Déjà qu'elle s'était faîte remarquée par son retard...
Elle connaissait déjà le sortilège d'attraction, l'ayant appris pour ses Buses. Mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'elle le maîtrisait complètement. Après tout la plupart des sortilèges même les plus basiques lui faisaient parfois défaut. Mais que voulez-vous Malicia restait égale à elle-même. Elle n'arrivait jamais à se concentrer bien longtemps sur un même objectif. Elle restait une petite fille, ne prenant jamais rien au sérieux. Peut-être qu'avec le temps, elle changerait et parviendrait enfin à grandir. Mais au fond d'elle-même elle en doutait, elle préférait rester l'enfant insouciant. La jeune Fowl observa un instant ses camarades. Beaucoup avait déjà commencé à s'atteler à la pratique. D'ailleurs certains avaient même réussi l'exercice. Et dire que le jeune Serdaigle n'avait pas encore sortie sa baguette. Elle sortit sa baguette et observa son manuel. La formule était simple, facile à retenir et à prononcer. Distinctement, Malicia récita la formule :
Accio manuel !
Mais voilà une mouche volait dans la classe et au lieu de se concentrer sur son manuel, la sixième année la suivit des yeux. C'était comme l'enfant et le papillon, il oubliait tout pour le poursuivre. Le sortilège n'eut aucun effet comme il fallait s'y attendre. Mais la jeune fille ne désespérait pas, elle savait que pour réussir elle devait se concentrer. Elle réitéra sa malheureuse tentative. Cette fois le manuel bougea un peu. Au moins elle n'avait pas encore provoqué d'accident. Et dire qu'elle avait déjà lancé ce sort. Malicia décida d'en finir avec l'exercice et de se concentrer. Elle ferma les yeux, visualisa le manuel et...
Accio manuel!
Cette méthode avait bien marché dans le passé, permettant à la jeune fille de faire abstraction des bruits qui l'entouraient. Étrangement cette fois-ci le sortilège ne fonctionna pas vraiment comme prévu. Le manuel commença à s'envoler. Elle avait réussi... et relâcha son attention. Elle se déconcentra et le manuel fini sa course au sol. Le premier réflexe de Malicia fut de le ramasser. Mais elle n'en fit rien. Elle devait réussir tôt ou tard sa pratique. La Serdaigle n'était pas vraiment motivée. Après tout il suffisait de se baisser et elle l'aurait enfin ce manuel. Les sorciers se compliquaient vraiment la vie pour rien. À moins qu'à la réflexion, ils ne soient paresseux. Elle ne doutait pas de l'utilité d'un te sort. Bien des fois, la jeune bleue et argent aurait donné cher pour le maîtriser. Mais là, elle le trouvait pus que superflu. Les Moldus vivaient très bien sans le connaître. Mais peut-être mettait-elle en doute son utilité, car justement elle n'arrivait pas à le maîtriser ? Cette fois elle y arriverait. D'une main elle remit une mèche de cheveux en place. Si ses camarades y arriveraient, elle devait être capable d'en faire autant.
Accio manuel !
Sa voix trahissait sa détermination. Le manuel comme prévu atterrit, certes un peu violemment, dans les mains tendues de la sorcière. Elle y était arrivée au bout du troisième essais.Rien ne l'avait déconcentré, ni le vol de la mouche, ni les murmures de ses camarades. Un sourire satisfait apparut sur les traits de la bleue. Elle posa délicatement son livre saur sa table, il avait assez souffert pour le reste de sa vie. Elle eut une pensée pour Madame Pince qui n'aurait guère aimé voir les élèves martyrisaient ainsi leur manuel. _________________
Malicia est folle...
Rejoignez ma famille ^^
Dernière édition par Malicia Fowl le Ven 21 Nov - 17:06:50, édité 1 fois (Raison : Mise en page étrange) |
|  | | Neville Londubat Elève de Gryffondor 6ème année


Age : 22 Inscrit le : 02 Juin 2007 Messages : 84 Localisation : Dans les Ennuis ... et Jusqu'au Cou
 | Sujet: Re: Cours n°2 > Sortilège d'attraction (Années 4,5,6,7) Mer 26 Nov - 20:25:08 | |
| Bon, Neville était en retard pour son cours de Sorts et Enchantements. Pour une fois, il avait bien le droit de se permettre un petit écart au règlement, surtout avec le si compréhensif et si génial professeur Flitwick qui s'était toujours démené pour faire progresser régulièrement ses élèves. Autant dire que Neville comptait bien se rattraper par une réussite aussi exemplaire que possible pendant ce cours. Et pour tous ceux qui suivraient bien sur. Question de fierté, d'orgueil. Neville ne voulait plus passer pour le minable de la bande. Il voulait pouvoir regarder fièrement ses camarades, et pouvoir affirmer qu'il avait réussit son exercice. Tout comme eux. Oui, tout comme eux. Et par là même, devenir un élève des plus normal. Qui ne se distinguerait que par son prénom et son nom, qui ne porterait pas de lourds secrets et de sombres motivations dans son cœur.
Adressant un sourire à ses camarades de Gryffondor, le jeune homme s'était installé sans trop de cérémonies, avant de préparer de quoi prendre des notes, pour lui même comme pour d'éventuels devoirs, et avait écouter les explications de son camarade d'abord, de leur professeur ensuite. Ce sort, le sortilège d'attraction. Ils l'avaient appris en 4ème année, puis Neville l'avait véritablement acquis, du moins l'espérait-il, au cours de l'année précédente. L'Armée de Dumbledore, l'Association de Défense. Quel que soit le nom qu'on lui donnait, Neville n'oublierait jamais que c'était là qu'il avait gagné cette confiance en lui qui tant lui faisait défaut jusqu'alors. Une confiance qu'il comptait bien mettre à profit pour ce rappel de 4ème année. Même s'il se doutait bien qu'il ne réussirait peut-être pas du premier coup. Pas encore, mais bientôt, sans doute. Il l'espérait.
*A moi maintenant. Pas question de me laisser dépasser par des Serpentards! Jamais, plus jamais !!*
Se préparant lentement, Neville leva lentement sa baguette. Sa respiration était calme, son esprit entièrement tourné vers son manuel, posait plus loin comme le leur avait conseillé leur professeur. La formule, il l'avait bien en tête. Il fallait commencer par Accio, puis continuer avec l'objet désiré. Ce qui donnerait, pour les personnes n'ayant pas tout suivi: Accio Manuel. Rien de bien compliqué à prononcer donc. Et un mouvement de baguette que Neville avait bien intégrer. Alors, il se lança une première fois. Pour un premier essai.
"Ac - Accio Manuel"
Un moment de doute et il avait hésité. Résultat? Rien ne se passa, son livre de cours ne bougea pas d'un iota. Arf! Et pourtant il savait qu'il pouvait y arriver, qu'il pouvait réussir avec ce sortilège qui n'était pas si compliqué que ça. Il allait réussir. Il le devait, pour lui, pour ses parents. Pour les gens qui lui étaient chers. Une réelle motivation, qu'il transformerait en force. Il apprendrait à transformer cette motivation en force. Ce serait long, difficile, mais extrêmement gratifiant.
Il se concentra de nouveau, leva de nouveau sa baguette et lança de nouveau son sortilège.
"ACCIO MANUEL"
Lança t-il avec tout sa détermination, toute son autorité. Toute sa rage de réussir aussi. La gnaque, comme certains disent. Toujours est-il qu'il put observer son manuel s'élever de quelques centimètres avant de se diriger, lentement mais surement, vers lui. Bon, il n'avait pas fait voltiger son manuel à toute vitesse, mais au moins avait t'il attiré le manuel vers sa main tendue. Et il sourit, heureux de cette réussite. Bien que ce sort ai déjà était étudié par le jeune homme, il se sentait tout de même assez heureux pour sourire. Après tout, cela ferait du bien à son égo et à sa confiance. Ce qui l'aiderait pour les futurs leçons. _________________
Personne n'a jamais rien gagné dans la fuite Il faut peut-être conserver en soi toutes ses peines et ses chagrins pour avoir la conviction de pouvoir survivre aux coups que porte la vie; peut-être, si l'on ne sait pas donner sa place à la souffrance dans son existence, se transforme-t-on en lâche Points Gagnés: 79 points |
|  | | Mervin Caerwyn Elève de Serpentard 5ème année


Age : 19 Inscrit le : 19 Aoû 2008 Messages : 23
 | Sujet: Re: Cours n°2 > Sortilège d'attraction (Années 4,5,6,7) Dim 30 Nov - 23:48:40 | |
| Malgré une différence d’âge toute relative, Mervin n’avait encore jamais abordé l’héritière Craft. Il se donnait du temps, et son ambition ne le portait pas vers les grands noms de sa maison tant qu’il n’y décelait pas une opportunité précise. La conquête d’une belle figure était une aspiration bien vaniteuse, digne de bas esprits en manque de reconnaissance. L’autre ne serait jamais le reflet de ce qu’il voulait être. Ni la célébrité de Pénombre, ni celle d’aucun Serpentard de renom, n’éveillaient la brûlure de l’envie. Il avait appris à abattre les idoles pour mieux les contourner, car il ne les approchait pas, il les attendait, en leur envoyant quelques bribes de son existence au travers de piques occasionnelles. Qu’était-il sinon un passant agréable dont on retenait les propos bien tournés ? Ses origines rustiques ne lui avaient pas empêché de s’enfermer dans un habile jeu social, où les mondanités finissaient par créer des relations d’intérêt. Là où l’instinct de survie prédominait, la ruse avait raison des sauvages les plus endurcis. Il avait un nom, une famille, un héritage à préserver, l’isolement heureux de l’enfance était depuis longtemps terminé, et Poudlard lui apprenait autant l’art de la magie que celui de la diplomatie. Pénombre lui retourna un sourire amusé, sans chercher à ouvrir le bal des réparties. C’était inutile. Son aimable comparse, rompue aux pratiques de Salazar, répondait favorablement à la complicité qu’il lui proposait, elle l’invita même à rejoindre sa table. Le roux n’espérait pas un succès si rapide. Le prénom éloquent de la jeune fille diffusait allègrement les idées toutes faites que les élèves posaient sur son portrait. Or, l’éclat chaleureux de la malice avait percé l’ombre glaciale de ses prunelles. On n’obtenait rien d’une personne qu’on ne désacralisait pas, qu’on ne surprenait pas. Heureusement, la septième année ne se faisait pas un point d’honneur à être désagréable, quoiqu’en disent les ignorants des autres maisons, attirés par les jugements de masse. Elle ne lui servit pas l’un de ces charmants « De quoi tu te mêles le rouquin ? », « Casse toi le welsh ! », et autres formules tout aussi gratifiantes, qu’il affrontait toujours par un sourire et une plaisanterie coupée sur le même ton.
- Très certainement… Je serai bien mal avisé de te la refuser
Un sourire léger sur les lèvres, il suivit le cercle gracieux de son bras et se posa sur la chaise qu’il lui désigna. Cependant, une note troublante se jouait sur l’intérêt de la sombre demoiselle. De son regard intense à sa volonté de le garder prêt de lui pour l’heure à partager, il sentait que ses mots ne justifiaient pas tout. Quelque chose les liait. Il était impossible d’ignorer l’aura magnétique qui semblait l’appeler, mais, les raisons, elles, ne se montraient jamais. Il fallait accepter sans comprendre l’étrange et vague communication qui s’exerçait tacitement entre des corps distants, et s’enrichissait parfois sous le coup d’un regard plus intense. Un échange particulier, porté vers l’autre mais fermé sur soi, capable d’interpréter à tort et à raison mensonges de l’âme et vérités. La science des impressions était des plus pernicieuses, et Mervin ne s’avança pas dans ses supputations confuses, se contentant d’accepter ce mystère dont la réponse n’avait vraisemblablement rien d’important dans l’immédiat. Plus pragmatique que rêveur en dépit de son côté ‘sauvage’, le jeune homme ne se perdait pas dans des divagations stériles ou fallacieuses. Ses priorités se tournaient vers les questions du professeur. La réponse inachevée qu’il avait donnée fut complétée, comme bien souvent, par William Graig, le roux le plus célèbre de Gryffondor après le dernier rescapé de la famille Weasley. La distribution des points n’était pas très équitable, mais le Serpentard ne s’en scandalisa pas. Les professeurs n’étaient pas toujours très partiaux, ou devenaient injustes pour l’un par excès de tolérance. Cela faisait parti du jeu. Et il n’accordait pas une importance aussi capitale que la majorité des vert et argent à la coupe des quatre maisons.
Suite à la présentation du sortilège, les chaises raclèrent les dalles d’un même mouvement et Pénombre, tout en se préparant avec assurance, croisa son regard pour lui lancer ce qui semblait être un défi implicite, avec un amusement visible. Il lui renvoya un faible sourire, quelque peu désarmé par cette provocation inattendue. Mervin n’aimait pas beaucoup les démonstrations de force. Bien qu’il fût tout à fait capable de réussir un sortilège d’attraction, il n’aimait pas se retrouver dans une situation où ses talents devaient être comparés à celui d’un autre. Et quelle chance avait-il contre une septième année bien exercée ? Il n’avait jamais excellé dans la pratique de la magie. Même si les cours d’enchantements lui réussissaient bien mieux que ceux de métamorphose ou de défense contre les forces du mal, le gallois ne maîtrisait un nouveau sortilège qu’après de longues heures d’entraînement à la sortie des cours. Il se souvenait très bien des heures épuisantes que lui avait demandées l’accio l’année passée. Mais il s’était accroché, avec une ardente fermeté. D’entre tous, cette pratique se devait d’être connue. On rencontrait trop de situations où il était plus qu’handicapant de ne pas pouvoir se servir de sa baguette comme d’un aimant.
Pénombre ne réussit pas son l’exercice avec autant de facilité qu’il le craignait. Le livre suivit une trajectoire tranquille, et s’ébranla dangereusement vers la fin. Mervin espéra, un peu honteusement, de le voir tomber. Il n’en fut rien. Ce fut un sans faute pour la belle brune. Néanmoins, une traînée magique mal arrêtée décrivit un dernier arc de cercle pour donner une fessée à Potter. Que s’était-il passé ? Pénombre aurait-elle relâchée son attention, trop heureuse d’avoir réussi son sort ? Le niveau de la jeune fille et la victime qu’elle avait frappé laissait planer le doute. Le regard appuyé que lui lança Harry en se retournant prouva qu’il n’était pas dupe. Curieusement, le Gryffondor ne sembla pas le soupçonner un instant. Ses airs pleutres et inoffensifs n’arrivaient pas à inquiéter les rouge et or, ce qui l’arrangeait bien. Il n’avait aucune envie de supporter des soupçons destinés à sa voisine. Ainsi, il décida d’ignorer l’affaire et de lancer l’accio à son tour.
Il posa l’épais grimoire sur son pupitre et pointa sa baguette sur la couverture de cuir. Il n’avait aucune raison d’échouer. Une fois la technique assimilée, la différence de poids n’ajoutait qu’une infime difficulté à l’exercice – tant que nous ne parlions pas de bouger les colonnes d’un temple, mais il laissait cette pratique aux manœuvres sorciers ou aux meurtriers portés vers la destruction – et entre un livre et un cousin, seule l’arrivée pouvait changer la donne… Des élèves un peu trop brutaux ou malhabiles en payaient les frais, et il n’avait pas très envie de se ridiculiser devant Pénombre en envoyant le livre au milieu de son estomac, en le cognant contre sa tête, ou sur un élève mal placé… La tranche devait se poser dans le creux de sa paume. L’idée en filigrane du défi, loin de stimuler sa volonté, exacerbait sa nervosité. Il suffisait souvent qu’il se sente sur le point d’être jugé dans une matière qui n’avait pas sa préférence – envoyez le près d’une manticore en soin aux créatures magiques et vous verriez la différence – pour qu’un désagréable malaise s’empare de son assurance et de ses nerfs. Il resserra son étreinte autour de sa baguette tordue – puisque artisanale – et se concentra sur son flux magique, et l’énergie qui électrisait sa main et se propageait dans tout son avant bras. Le filet incandescent attendait, prêt à se dérouler pour capturer sa proie. Il déglutit. Il l’avait fait des centaines de fois.
- Accio…
Quelques étincelles crépitèrent, pleines d’espoir, puis s’éteignirent avec sa voix. Un doute l’avait surpris. Un insidieux « et si… ». C’était idiot. Il ne pouvait pas offrir une si misérable prestation à son aînée. Ses capacités magiques n’étaient pas son meilleur atout, mais, s’il ne voulait pas passer pour un incapable, il n’avait pas le droit de faillir. Un soupire presque moqueur lui échappa, puis, il inspira à nouveau, en s’efforçant à ne songer qu’au livre, à la vitesse à laquelle il voulait le voir arriver jusqu’à lui. Il envisageait une attraction rapide, suivie d’un léger ralentissement à quelques centimètres de sa main pour un atterrissage en douceur.
- Accio manuel !
Une sorte de voile vaporeux enveloppa alors le livre qui absorba le flux magique et vola à toute allure vers la baguette. L’accélération était un peu vive, mais il l’avait déjà fait sans rencontrer de problèmes, pour obtenir un manuel sans se lever lorsqu’il étudiait dans la salle commune par exemple. En théorie, il devait l’arrêter sans difficulté. Hélas, c’était sans compter la pression qui l’embrassait, le sentiment d’être observé. La familiarité du geste l’abandonnait. L’objet ralenti un peu trop brutalement et ne trouva pas la force d’atteindre sa paume. Il effleura le bout de ses doigts et s’effondra lourdement sur le sol. Par reflexe, sa main se referma sur le livre. Dépité, il contempla son échec mais, la fierté le retint de s’abaisser, et il préféra utiliser le classique sortilège de lévitation afin de récupérer son ouvrage. Pénombre allait-elle faire un commentaire ? Lui donner un gage ? Se taire pour mieux le surprendre un peu plus tard ? Il évita son regard. Et posa le livre sur la table comme si de rien était. Devait-il retenter l’expérience ? Il regarda autour de lui, hésita. Les élèves continuaient, et même ceux qui arrivaient à chaque fois à s’emparer du livre. S’il avait été seul, il ne se serait pas donné cette peine, si l’élève avait été plus insignifiant, il n’aurait pas non plus cherché à prouver que la chute du grimoire n’était due qu’à une petite erreur. Mais, s’il renonçait maintenant, sa voisine risquait d’emporter de lui une image peut-être un peu trop pitoyable. Il allait réitérer, et réussir.
- Accio manuel !
Lancer la formule sans réfléchir était payant. Les réflexes avaient fait leur travail tout seul, et tracé le schéma habituel. Le livre avait décollé, et s’était enfoncé sans brutalité au milieu de sa main. Et, quoique cette phrase sonnât étrangement dans la pensée tortueuse du Serpentard, son honneur était sauf.
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|  | | Filius Flitwick Professeur de Sortilèges et Enchantements


Age : 18 Inscrit le : 10 Oct 2008 Messages : 115 Localisation : Hogwarts
 | Sujet: Re: Cours n°2 > Sortilège d'attraction (Années 4,5,6,7) Mar 2 Déc - 2:33:38 | |
| Flitwick passait d'un élève à un autre, d'un pas léger et sautillant, un sourire toujours étendu sur son visage, perdu dans sa courte barbe blanche. Le petit professeur trouvait que dans l'ensemble les élèves se débrouillaient plutôt bien, et même Neville Londubat sembla au bout d'un moment arriver à attirer son manuel jusqu'à lui. Ce fut donc un cours très agréable, pour une fois sans accident notable (Flitwick ne fit pas le coup que reçut le survivant).
Au bout de cinquante minutes Flitwick tira de sa pocha sa montre à gousset et demanda le silence tandis qu'il retournait sur sa pile de livres et de grimoires.
« Bien les enfants le cours est bientôt terminé. J'affiche vos notes de travaux pratiques sur le tableau, vous avez tous bien travaillés. La réponse à l'énigme était très simple, c'était un menteur. Évidement personne de possède trois bras, deux bouches et quatre pieds, c'est insensé. Ceux qui ont bien répondus font gagner 10 points à leur maison. »
La cloche retentit alors dans le couloir et les premières agitations ne tardèrent pas à se faire entendre.
« Très bien bonne journée et à bientôt ! N'oubliez pas le devoir à me rendre par hibou... »
Il afficha alors les notes obtenues aux travaux pratiques.
| Citation: | Pénombre Craft = 17/20 William J. Craig = 18/20 Harry Potter = 15/20 Malicia Fowl = 18/20 Neville Londubat = 16/20 Mervin Caerwyn = 18/20 |
Lorsque tous les élèves eurent pris connaissance de leurs résultats et furent sortis le minuscule professeur de sortilèges et d'enchantements ferma la salle et se dirigea vers son bureau, au septième étage.
| Citation: | Devoir à rendre avant le 12 Décembre 2008 Tout devoir correctement remplit vous fera gagner 10 points de maison.
Nom du sortilège étudié : Formule : Effet(s) : Difficulté(s) rencontré(s) : Note au TP : |
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|  | | | Cours n°2 > Sortilège d'attraction (Années 4,5,6,7) | |
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